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Après
une première saison consacrée à l’un des genres
américains par excellence (le film noir) puis une deuxième
sur le cinéma fantastique en général, la Loi du Genre
sera en 2006/2007 centrée sur un pays, le Japon, à travers
2 de ses genres les plus représentatifs : le polar et le film
fantastique.
Le film
policier japonais contemporain a ceci de particulier (en plus de mettre
très souvent en scène une particularité nippone, les yakuza)
qu’il use assez peu des codes mis en place dans les films américains.
Car les cinéastes de la nouvelle génération sont beaucoup
plus influencés par leurs aînés (notamment Akira Kurosawa,
Kinji Fukasaku et Seijun Suzuki), même si ces derniers ont trouvé certaines
de leurs influences dans des cinématographies étrangères
(surtout américaines).
Ce démarquage est encore plus flagrant
dans le genre fantastique, car il existe une
véritable
tradition japonaise pour ce type de cinématographie (notamment
les films de fantômes) :
le fantastique nippon n’a jamais fonctionné sur
les mêmes codes que, au hasard, les films d’horreur
américains.
A tel point qu’aujourd’hui, ce sont les cinéastes
japonais spécialistes de ce genre qui influencent les
productions hollywoodiennes fantastiques, certains finissant
par s’expatrier après avoir vu
certains de leurs films passer l’épreuve du remake (Hideo Nakata
par exemple). |
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