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SEANCES
Mercredi 9 avril à 20h30
+ LECON DE CINEMA par Roxane Hamery, Spécialiste de l’œuvre
cinématographique de Painlevé
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COURTS
METRAGES DE JEAN PAINLEVE
Dans le cadre de l’Art Biotech, le Cinématographe propose
au public de découvrir un réalisateur, à la fois
cinéaste et chercheur, Jean Painlevé, autour de la question
:
Science et fiction : vertige de l’indétermination
HYAS ET STENORINQUES
de Jean Painlevé
1927 / 10mn / intertitres
Musique : Chopin orchestrée par M. Jaubert
Ce film comprend trois animaux, le Hyas, le Sténorinque et le
Spirogramme c’est-à-dire deux crustacés et un ver.
L’HIPPOCAMPE
de Jean Painlevé
1933 / NB / 13mn
Musique : Darius Milhaud
Opérateur : André Raymond
L’Hippocampe est le seul poisson vertical.
C’est grâce à David l’homme du son chez
Pathé, que j’ai réalisé mes premières
prises de vue cinématographiques sous-marines : il me donna un
petit caisson étanche pouvant contenir et permettant de manipuler
une caméra 35mm, seul format courant à l’époque
et qui s’appelait une « Sept », car elle contenait
sept mètres : comme on tournait à 16 images/seconde, au
bout de quelques secondes il fallait remonter pour décharger
et recharger la caméra.. Jean Painlevé
BARBE
BLEU
de Jean Painlevé
1937 / couleur / 13mn
Sculpture : René Bertrand et ses trois enfants
Musique : Maurice Jaubert
En rassemblant scientifiques et cinéastes, j’ai toujours
voulu dire « scientifiques ET technique ». Voilà
maintenant un exemple de nouvelle technique : ce fut le premier et seul
film de sculpture animée. A l’aide de plastelline armée
de métal, le sculpteur René Bertrand aidé de ses
enfants dont le petits doigts faisaient merveille, modelait chaque personnage
entre chaque prise de vue d’une image. Il découvrit qu’en
prenant trois gestes successifs sur une seule image, on obtenait une
souplesse extraordinaire du geste, mais le film dont l’enregistrement
dura trois ans de 1934 à 1937 était alors à moitié
fait, aussi la première moitie est-elle un peu arthritique alors
que la suite est magnifiquement animée… Jean Painlevé
LE
VAMPIRE
de Jean Painlevé
1939-1945 / NB / 9mn
Musique : Duke Ellington
Ca a du être par prémonition qu’en 1939, juste avant
la guerre, je pris les images u vampire…
Les chauve-souris ont toujours été symbole du Diable
et clouées bêtement sur les portes des fermes. J’ai
appuyé les effets par « Black et Tan Fantaisy » et
les « Echoes of the Jungle » de Duke Ellington, ce qui accentuait
mon attitude scandaleuse vis-à-vis de la science.
Jean Painlevé
DIATOMEES
de Jean Painlevé
1968 / NB / 13mn
Musique : P. Anglès et R. Lersy
Les Diatomées sont un des domaines empiétant sur les
végétaux et les animaux., je les ai photographiées
avec la ligne de retard que j’avais fait fabriquer par Hitachi,
montrant tous les détails à la perfection, le contraste
de phase électronique s’ajoutant au contraste de phase
optique.
Jean Painlevé
CRISTAUX LIQUIDES
de Jean Painlevé
1978 / couleur / 7mn
Musique : François de Roubaix
J’avais demandé au musicien François de Roubaix
d’écrire une musique qui lui plairait et sur laquelle je
mettrais ultérieurement des images, le contraire de ce qu’on
fait d’habitude. Il disparût lors d’une expédition
sous marine et quelques mois plus tard, son père me remit la
cassette enregistrée par François. Un jour ce fut l’éclair
: les cristaux liquides. Les cristaux liquides dont la disposition moléculaire
dépend notamment de la température et de la pression,
donnent entre lame et lamelle des couleurs depuis le noir, quand les
molécules se placent dans toutes les directions, jusqu’à
la palette la plus variée suivant leurs disposition relatives.
Jean Painlevé
LA
4EME DIMENSION
de M.A. Sainte Lagué
1936 / NB / sonore / 10mn
Truquage de A.P. Dufour
Je considère que ce film, résultat de très
beaux truquages de AP Dufour, conforte tous les fumistes qui avec des
truquages aussi excellents suggestionnent tous les malheureux en quête
de mystère ; quand on est incapable d’expliquer le banal,
on se réfugie dans le merveilleux !..
Jean Painlevé
JEAN PAINLEVE
« Si l’on fait aujourd’hui le bilan des deux cents
films scientifiques de Jean Painlevé, on découvre l’aventure
exemplaire de cet ami de Jean Vigo et des surréalistes, de plongeurs
cinéastes d’avant Cousteau, de ce fou de musique de jazz
qui n’hésitait pas à associer « le vol des
vampires » des forêts de l’Uruguay au Black Tan Fantasy
de Duke Ellington, ou le drame quotidien des dytiques de « assassins
d’eau douce » aux trompettes de Luis Armstrong ou de Cab
Calloway. Il rendait ainsi ces films à leur époque en
les rendant en même temps éternellement jeunes. »
JEAN ROUCH
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