avril 2003

 
  The great Dictator (© DR)

SEANCES

Mercredi 23 avril à 20h30
Vendredi 25 avril à 16h30
Dimanche 27 avril à 14h30
Lundi 28 avril à 20h30
Mardi 29 avril à 18h30

LE DICTATEUR (THE GREAT DICTATOR)

de Charlie Chaplin
USA, 1940, 2h06, NB, VOST

avec Charlie Chaplin, Paulette Goddard, Jack Oakie

Le Dictateur Hynkel terrorise la Tomania. Or, dans le ghetto, vit un petit barbier qui est son sosie. Hynkel décide d’envahir l’Austerlich, convoité également par le Dictateur de la Bactérie. Alors que les deux despotes s’affrontent, le petit barbier s’échappe du camp de concentration. Pris pour Hynkel, il prononce un grand discours de paix.

Chaplin, avant To Be or Not to be, de Lubitsch règle son compte à Hitler grâce à l’arme imparable du ridicule. « L’élément le plus fort était ma haine et mon mépris contre le système nazi. » (C.Chaplin) Chaplin donne de la dictature une vision bouffonne : l’entourage d’Hitler (Hynkel) est caricaturé à gros traits : Goering est Herring (signifiant hareng) et Goebbels est Garbitsch (proche du mot garbage, détritus en anglais).
« Chaplin a vu le nazisme comme un cirque atroce mais comme un cirque, Hitler comme un clown sanglant. Il ne voyait rien en soi, Chaplin. L’Humanité, il la concevait comme une damnation à laquelle il se laissait aller. Il flottait avec, il dérivait avec. »
Marguerite Duras, Les Yeux Verts, cahier spécial des Cahiers du Cinéma, Juin 1980

« Le Dictateur n’est peut-être pas le Chef-d’œuvre de Chaplin mais c’est son œuvre la plus riche et la plus complète. Elle joue perpétuellement sur deux plans antagonistes : un plan ironique et poétique, celui de Charlot, et un plan satirique et burlesque, celui de Hynkel. L’un et l’autre se compénètrent dans une harmonie discordant qui est au cinéma ce que sont les dissonances en musique et d’où Chaplin tire des effets parfois insolites qui n’ont pas été sans déconcerter le public habitué à des harmonies plus souples. »
Jean Mitry, in Tout Chaplin

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