The Magnificient Ambersons (© DR)

SEANCES

Mardi 27 avril à 20h30

LA SPLENDEUR DES AMBERSON
(THE MAGNIFICIENT AMBERSONS)


de Orson Welles
USA / 1941-42 / 1h28 / NB / VOSTF

avec Tim Holt, Joseph Cotten, Dolores Costello, Anne Baxter

Eugène Morgan revient dans sa ville natale après vingt ans d’absence. Lors d’un bal donné par le riche clan des Amberson, il revoit, accompagné de sa fille Lucy (Anne Baxter), son amour de jeunesse, Isabel (Dolorès Costello). Cette dernière l’avait jadis éconduit pour se marier avec Wilbur Minafer qui lui donna un fils… Chute et décadence d’une riche famille aristocratique d’Indianapolis alors que l’Amérique s’apprête à entrer dans le XXe siècle et la modernité…

"On ne peut plus écrire de la même façon au cinéma après les Amberson. Ce film réalise une sorte de progrès dialectique dont l'histoire confirmera certainement l'importance" écrivait André Bazin dans L'Ecran Français (n° 134, 20 janvier 1948). Si Citizen Kane s'apparente en effet volontiers à un stupéfiant "discours de la méthode", La Splendeur des Amberson reste certainement, n'en déplaise à d'aucuns, le film le plus abouti de son créateur. Esprit brillant et parfois caustique de dialogues véhiculant des idées non surannées sur l'amour, le bonheur et l'amitié, éclairages travaillés au dégradé près (c'est l'une des plus belles réalisations photographiques de Stanley Cortez), immobilité étudiée de la caméra, emploi systématique de la profondeur de champ, structure du langage cinématographique excellemment maîtrisée, inventions stylistiques raffinées, interprétation éblouissante : chaque image, chaque plan, chaque séquence trahit le talent du cinéaste. Une œuvre emblématique, poussée au plus loin du génie cinématographique d'Orson Welles et de son incroyable capacité à mettre en scène, pour l'occasion, la réalité de l'Amérique de la fin du XIXe siècle et du début du XXe. André Bazin, de nouveau : "Orson Welles n'a peut-être pas réinventé le cinéma, mais il a eu au moins l'idée de s'en servir." (in L'Ecran Français, ibid)
Sandrine Fillipetti, Objectif Cinéma

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