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SEANCES
mercredi 6 avril à 18h30
vendredi 8 avril à 20h30
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L'ENJEU (DESPERATE MEASURES)
de Barbet Schroeder
USA, 1998, 1h40, VOSTF
avec Michael Keaton, Andy Garcia, Brian Cox
Frank Connor, policier à San Francisco, consulte clandestinement
les fichiers informatiques du FBI. Son but : trouver un donneur de moelle
épinière pour sauver son fils Matthew, 9 ans, atteint
d'une leucémie. Un seul individu se révèle compatible
: Peter McCabe, dangereux psychopathe condamné à perpétuité.
Après avoir refusé, le criminel accepte la proposition
en échange de quelques avantages. Avec l'accord de ses supérieurs,
Connor organise donc le transfert de McCabe à l'hôpital.
« Même si le film stigmatise plutôt le méchant
tueur, il ne se prive pas de pointer la folie aveugle et meurtrière
d’un père, prêt à tuer des innocents pour
sauver son bambin. Jouissant d’une lumière bleutée
très soignée, haletant et tranchant, ce thriller explore
et exploite avec talent tous les recoins de l’hôpital, forteresse
labyrinthique, prison et lieu de salut à la fois. »
Jacques Morice (Télérama)
« Le travail que Barbet Schroeder produit sur le genre n’est
certes pas du maniérisme. Disons que c’est un travail de
translation plus que de décomposition. C'est-à-dire un
travail qui n’a lieu ni avant ni après le genre comme le
fait le maniérisme (avec sa puissante tentation à encercler
le cinéma par le cinéma : avant le genre, en ramenant
le cinéma au stade de la fabrication de l’illusion ; après
le genre, en le fétichisant), mais prend effet en même
temps que le genre : c’est le temps du classicisme, de l’histoire
d’amour du contenu et de la forme, de leur libre échange.
On peut dire que Barbet Schroeder perfectionne le genre, changeant une
à une les pièces qui le composent, tout en conservant
intacte sa structure, jouant aussi de ses règles, ne consentant
à la mise en abyme que, comme dans Scream, pour mieux réaffirmer
la bonne santé du genre. Schroeder s’infiltre, rôde,
rase les murs, comme les inscriptions du générique rasent
les murs de la première scène. Il joue des stéréotypes
en les mettant à l’épreuve. Alors, face à
chacun de ses films, et d’avantage encore face à L’Enjeu,
est reconduit ce sentiment paradoxal d’assister à l’introduction,
dans le familier, et par le familier, du nouveau. »
Thierry Lounas (Les Cahiers du Cinéma)
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