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SEANCES
vendredi 7 avril à 21h
lundi 10 avril à 18h30
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LA SERVANTE (HANYO)
de Kim Ki-young
Corée du Sud, 1960, 1h30, VOSTanglais
Avec Kim Jin-kyu, Joo Jeong-nyeo, Lee Eun-sim
Un compositeur trompe sa femme avec sa servante. Peu à peu, la
servante devient jalouse de l'épouse et menace de tout lui raconter.
Kim Ki-young est le cinéaste le plus étudié par
les cinéphiles Coréens. La Servante, son film emblème,
est un classique du cinéma coréen. C’est le premier
d’une série de plusieurs films racontant l’intrusion
d’une femme vengeresse séduisant un homme marié
faible. Kim Ki-young fera l’objet d’une rétrospective
en décembre à la Cinémathèque Française.
La seule copie disponible est sous titrée anglais et de mauvaise
qualité.
« En n’hésitant pas à employer parfois
une rhétorique relevant du cinéma d’épouvante,
en dédaignant les règles les plus élémentaires
de la mesure et du bon goût, Kim Ki-young parvenait à mettre
à nu les petits secrets des pulsions humaines les plus indicibles,
et la façon dont elles déterminent les agissements des
individus. Autant qu’à Bunuel dans son versant naturaliste,
que l’on a parfois cité à son propos, Kim Ki-young
pourrait faire penser à Stroheim. La manière dont il cerne,
avec lucidité, le moment où l’homme ou la femme
bascule, hors de toute raison, dans l’abjection de sa propre envie,
de son propre désir sexuel, a en effet peu d’équivalents
dans toute l’histoire du cinéma. »
Jean-François
Rauger, Cinémathèque Française
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