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SEANCES
mardi 18 avril à 20h30
dimanche 23 avril à 18h30
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LA SPLENDEUR DES AMBERSON
(THE MAGNIFICENT AMBERSONS)
de Orson Welles
USA, 1941-42, 1h28, VOSTF
Avec Tim Holt, Joseph Cotten, Dolores Costello, Anne Baxter
Eugène Morgan revient dans sa ville natale après vingt
ans d’absence. Lors d’un bal donné par le riche clan
des Amberson, il revoit, accompagné de sa fille Lucy, son amour
de jeunesse, Isabel. Cette dernière l’avait jadis éconduit
pour se marier avec Wilbur Minafer qui lui donna un fils… Chute
et décadence d’une riche famille aristocratique d’Indianapolis
alors que l’Amérique s’apprête à entrer
dans le XXe siècle et la modernité…
« On ne peut plus écrire de la même façon
au cinéma après les Amberson. Ce film réalise une
sorte de progrès dialectique dont l'histoire confirmera certainement
l'importance" écrivait André Bazin dans L'Ecran Français
(n° 134, 20 janvier 1948). Si Citizen Kane s'apparente en effet
volontiers à un stupéfiant "discours de la méthode",
La Splendeur des Amberson reste certainement, n'en déplaise à
d'aucuns, le film le plus abouti de son créateur. Esprit brillant
et parfois caustique de dialogues véhiculant des idées
non surannées sur l'amour, le bonheur et l'amitié, éclairages
travaillés au dégradé près (c'est l'une
des plus belles réalisations photographiques de Stanley Cortez),
immobilité étudiée de la caméra, emploi
systématique de la profondeur de champ, structure du langage
cinématographique excellemment maîtrisée, inventions
stylistiques raffinées, interprétation éblouissante
: chaque image, chaque plan, chaque séquence trahit le talent
du cinéaste. Une œuvre emblématique, poussée
au plus loin du génie cinématographique d'Orson Welles
et de son incroyable capacité à mettre en scène,
pour l'occasion, la réalité de l'Amérique de la
fin du XIXe siècle et du début du XXe. André Bazin,
de nouveau : "Orson Welles n'a peut-être pas réinventé
le cinéma, mais il a eu au moins l'idée de s'en servir.
»
(in L'Ecran Français, ibid) Sandrine Fillipetti, Objectif
Cinéma
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