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SEANCES
jeudi 12 avril à 18h30
samedi 14 avril à 18h30
dimanche 15 avril à 21h
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LES
AMANTS CRUCIFIÉS
(CHIKAMATSU MONOGATARI)
de
Kenji Mizoguchi
Japon,
1954, 1h42, VOSTF
Avec
Kazuo Hasegawa, Kyoko Kagawa, Eitaro Shindo
Kyoto au 18ème siècle. Osan,
l’épouse du grand imprimeur
du Palais impérial, demande à Mohei, l’employé préféré de
son mari, de lui consentir un prêt pour aider sa famille. Mohei, qui aime
en secret Osan, veut utiliser le sceau de l’imprimeur pour obtenir cet
argent. Son projet frauduleux découvert, Mohei se dénonce à son
patron. Mais suite à un concours de circonstances, Osan est surprise aux
côtés de Mohei. Compromise mais irréprochable, lassées
des infidélités de son mari, Osan préfère quitter
son foyer. Mohei fuit avec elle, et va être amené, malgré leur
différence de classe, à lui déclarer son amour.
« L'oeuvre porte elle aussi la marque du réalisme
poétique propre à Mizoguchi. On reste stupéfait
par la vérité de la reconstitution, celle par exemple
d'un quartier d'affaires à Kyoto ; on demeure émerveillé par
l'atmosphère irréelle qu'il sait donner à tant
de paysages. Cette intime combinaison n'est pas le fruit du hasard
: ''Mizoguchi est très exigeant pour la décoration
de ses films. Il faut faire des recherches longtemps à l'avance,
trouver des documents précis et exacts, et, si l'on ne peut,
créer de toute pièce. Parfois Mizoguchi fait arrêter
le tournage pendant des journées entières jusqu'à ce
que l'on trouve l'objet qu'il désire absolument... Puis il
est capable de dire soudain : ‘Je veux tourner un film irréaliste.
L'art n'est pas la simple imitation du réel. Le décor
du film doit inspirer aux acteurs l'atmosphère, le cadre de
leur vie... Monsieur Mizutani, modifions donc encore un peu.’ ''
(Propos recueillis auprès de Hiroshi Mizutani, décorateur
attitré des principaux films de Mizoguchi). Ce qui donne le
cachet d'authenticité, la force de conviction, la haute valeur
artistique des films de Mizoguchi, c'est son exigence dans la création
de tous les détails de mise en scène avec le souci
de leur utilisation intelligente et juste : le décor, les
costumes, la coiffure, les accessoires... Tout, jusqu'à l'accent
des personnages, sera scrupuleusement surveillé, vérifié.
''Mizoguchi réalise avec beaucoup de réalisme des choses
irréelles. Il parle avec beaucoup de vérité des
choses poétiques'' »
VE-HO, extrait de Mizoguchi, Éditions
Universitaires
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