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SEANCES
mercredi 4 avril à 14h30
et 19h
mardi 10
avril à 15h
VOYAGE DANS LES GRANDS ESPACES
À PARTIR DE 7 ANS
MERCREDI 4 AVRIL • JOURNÉE
SPÉCIALE NAUSICAÄ, ANIMÉE PAR GILDAS JAFFRENOU
14:30 :
PROJECTION SUIVIE D’UNE DISCUSSION
19:00 :
PROJECTION PRÉCÉDÉE D’UNE
PRÉSENTATION SUR LA PLACE DU FILM DANS L’ŒUVRE DE
MIYAZAKI
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NAUSICAA
DE LA VALLÉE DU VENT
(KAZE NO TANI NO NAUSHIKA)
de Hayao Miyazaki
Japon, 1984, 1h56, VF
La Terre, ravagée pendant une guerre terrible, est maintenant recouverte
d'une jungle immense de champignons aux gaz toxiques et d'insectes mutants géants.
Une vallée, située à la périphérie, est protégée
de la pollution par le souffle continu du vent : C'est la Vallée du vent.
Mais les puissances voisines se déclarent mutuellement la guerre. Au milieu
de cette tourmente, la Vallée du vent est envahie, son roi tué et
la princesse Nausicaa faite prisonnière. Nausicaa reste la seule à se
préoccuper de la faune et la flore de la jungle. Elle s'y est toujours
attachée et découvre finalement des éléments importants
sur l'écosystème de la planète. Réussira-t-elle à faire
entendre raison aux hommes avides de puissance ?
Nausicaä de la vallée du vent (1984), deuxième long de Miyazaki,
est parcouru d’un bout à l’autre par la grâce. Apesanteur
aérienne de la jeune princesse Nausicaä, qui sillonne audacieusement
les airs aux commandes d’un deltaplane amélioré et communique
sans crainte avec les insectes géants qui semblent menacer sa civilisation.
Tous les thèmes favoris du cinéaste sont en p l ace dans cette
oeuvre qui fait figure d’art poétique de l’auteur : écologie
aux résonances panthéistes, enfance, aviation, archaïsmes
médiévaux, guerre. (…)Dépassant les clivages et les
rivalités humaines (guéguerres féodales), Nausicaä est
une mutante qui communie avec les formes de vie les plus étrangères.
D’où la grande singularité du cinéma de Miyazaki,
qui propose une antithèse parfaite de la paranoïa fondatrice du fantastique
américain, de Lovecraft à Alien. Il inverse ainsi l’équation
rimbaldienne : “Un autre est un je.”
Vincent Ostria, Les Inrockuptibles
Ce premier long métrage d'animation recèle déjà tout
l'univers du cinéaste japonais. (…) Le motif écologique
antipollution résonne plus que jamais avec notre actualité de thermostat
climatique déphasé, qui pourrait bien, à force, nous livrer,
tout penauds, à des asphyxies nettement moins colorées que celle
décrites par le génial cinéaste japonais.
Didier Péron, Libération
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