avril 2007

 
 

Mononoke Hime (© DR)

SEANCES

vendredi 6 avril à 18h30
lundi 9 avril à 16h
vendredi 13 avril à 20h30



VOYAGE DANS LES GRANDS ESPACES

À PARTIR DE 9 ANS

 

PRINCESSE MONONOKE (MONONOKE HIME)

de Hayao Miyazaki
Japon, 1997, 2h13, VF


Au XVè siècle, durant l'ère Muromachi, la forêt japonaise, jadis protégée par des animaux géants, se dépeuple à cause de l'homme. Un sanglier transformé en démon dévastateur en sort et attaque le village d'Ashitaka, futur chef du clan Emishi. Touché par le sanglier qu'il a tué, celui-ci est forcé de partir à la recherche du dieu Cerf pour lever la malédiction qui lui gangrène le bras.


« La mise à sac de la nature par la communauté Tatara et la volonté des animaux de sauvegarder leur espace vital ne donnent pas lieu à une confrontation manichéenne, mais sont pris dans un mouvement de furie et d'apaisement discontinus qui emporte tout vers le chaos mais ne résout rien. Chantant avec une euphorie figurative rare la diversité et la profusion du vivant (gigantesque panorama végétal, disparité des espèces animales), le film fonce à travers les motifs successifs de la bestialité et de l'anthropomorphie. (…) La ruée suicidaire des sangliers, la transformation du monde en gigantesque champ de ruine hérissé d'arbres brûlés, la cavalcade de samouraïs décapités, sont autant de moments de violence vibrant par la seule texture d'images crayonnées et badigeonnées de couleur. »
Didier Péron, Libération


« Miyazaki raconte une histoire complexe, presque dure à force d’intransigeance. Il n’y a pas chez lui de nostalgie d’un paradis perdu comme on en trouve chez Boorman (Excalibur ou La Forêt d’émeraude). L'engagement écologique de Miyazaki est plus pédagogique : il invite à prendre conscience de l'espace et du temps en inventant des images qui fonctionnent comme les souvenirs d'une vie antérieure, mythifiée mais plausible, dans laquelle l'équilibre entre les forces de la nature est différent. Ce faisant, il rappelle que nous sommes responsables de la façon dont nous modifions notre environnement. »
Gérard Delorme

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