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SEANCE UNIQUE
Mardi 8 avril à 20h30
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STROMBOLI
(STROMBOLI, TERRA DI DIO)
de Roberto Rossellini
Italie,
1949, 1h45,VOSTF
Avec Ingrid Bergman, Mario Vitale, Renzo Cesana
Assignée dans un camp
de réfugiés, Karin, jeune lituanienne, ne peut quitter l’Italie après
la guerre. Dans ces moments difficiles, elle accepte d’épouser Antonio,
jeune pêcheur de l’île de Stromboli. Mais la vie sur l’île devient
rapidement un enfer pour elle. « La
chose que je visais était de trouver très honnêtement la vérité. Mais,
pour trouver la vérité, il faut avoir une position morale. Il faut
avoir un jugement critique. » Roberto Rossellini.
« C’est
le film de la rencontre entre Rossellini et Ingrid Bergman, star hollywoodienne
séparée de son mari suédois. C’est aussi celui de l’approfondissement
du néoréalisme vers la vie intérieure. Rossellini tourna sur place,
en décors naturels, dans des conditions assez dures. Mais la mise en
scène, qui semble être documentaire, montre par les yeux de Karin (Ingrid
Bergman, magnifique) la vie sur l’île écrasée de soleil, la pêche au
thon (grand morceau réaliste et symbolique) et les décors sauvages
menacés par une éruption volcanique. A l’époque, le film fut assez
mal accueilli. La liaison Bergman-Rossellini provoquait un scandale
en Italie et aux Etats-Unis. Et on reprochait à l’auteur de Rome,
ville ouverte de dénaturer le néoréalisme par des
prises de position chrétiennes. En fait, Rossellini, pour qui le
néoréalisme avait toujours été une position morale, commençait à
méditer le mystère de la créature humaine et sur la part du spirituel
dans l’existence terrestre. »
Jacques Siclier, Télérama
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