décembre 2002

 
  Charlemagne 2 : Piltzer © DR)

SEANCE UNIQUE

jeudi 19 décembre à 20h30

PRÉSENTATION DE LA SÉANCE PAR
COLAS RICARD, DE L'ASSOCIATION MIRE

MIRE PRÉSENTE
CINÉMA EXPÉRIMENTAL : FILMS MUSICAUX



CHARLEMAGNE 2 : PILTZER
De Pip Chodorov
France / 2002 / 22 min / couleurs

« Le 9 décembre 1998, Charlemagne m’a demandé d’emmener des amis à son concert piano à l’occasion d’un vernissage à la galerie Piltzer à Paris ; et aussi d’y emmener une caméra. J’ai exposé deux bobines de Super8 tri-x à 9 images par seconde (5 minutes d’images), et j’ai enregistré le son sur mini-disc (22 minutes de son). Je ne pensais plus à ces bobines, qui sont restées non développées pendant deux ans et demi. Quand je les ai retrouvées en juin 2001, je les ai traitées comme négatif. J’ai été surpris par le résultat et je les ai gonflées en pellicule 16mm positive haut contraste. Puis j’ai tiré par contact le 16mm positif sur du 16mm négatif. Ensuite, avec une tireuse optique, j’ai tiré image par image à travers ces bobines master négatives et positives sur de la négative couleur à travers des filtres colorés, en suivant une notation précise du concert. »
Pip Chodorov


SALOMÉ
De Téo Hernandez
France, 1976, 1h15

Ce film n’est pas une illustration d’un récit historique ou d’une pièce littéraire mais il structure son corps par l’action produite de sa dynamique et des trois éléments basiques: la lumière, la couleur, et la vitesse de projection. Par leur travail réciproque ils visent le regard du spectateur et sur l’échelle des valeurs constituée de valeurs aussi péremptoires que le réalisme des couleurs et l’éclairage ainsi que les actions et gestes des personnages et les rapports d’objets et leur mise en scène.

“Cette œuvre fascine comme un rituel, une cérémonie ; elle s’adresse directement aux sens, à notre appétence au plaisir esthétique. Ce n’est guère par l’identification des phases du drame que se développe notre intérêt mais grâce à une atmosphère baroque, fascinante qui dépasse la lettre du mythe pour le fondre, en une ivresse visuelle, dans un nouvel organisme fonctionnant de manière autonome. (…) En effet, jamais cet aspect trouble de la tradition judéo-chrétienne, qui mélange de façon perverse la volupté et la mort, n’a été rendu avec une telle justesse expressive, constamment soutenue par un matériau visuel d’une grande densité, que dans ce film où l’intrusion fascinante et répétée d’un crâne sophistiqué, issu de l’imagination macabre d’un Félicien Rops, vient en ponctuer avec éclat les diverses phases”. Raphaël Bassan

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