| |

SEANCES
jeudi 8 décembre à 21h
PLACES EN VENTE À PARTIR DU 1er DÉCEMBRE EN CAISSE ET
À L'ATELIER DES INITIATIVES
|
CINÉ-CONCERT
YANN SAVEL JOUE SUR
LA PASSION DE JEANNE D'ARC
LA PASSION DE JEANNE D'ARC
de Carl Theodor Dreyer
France, 1928, 1h50, muet
avec Renée Falconetti, Eugène Silvain, Maurice Schutz,
Louis Ravet
En une journée, qui résume toutes les phases de son procès,
Jeanne opppose à ses juges son visage limpide et lumineux de
l’innocence et de la pureté, de la détermination
et de la foi. Elle répond aux questions, tout en étant
jugée d’avance et condamnée à être
brûlée.
« La passion de Jeanne d’Arc est une affirmation, presque
une démonstration, des conceptions de Dreyer. Affirmation d’autant
plus éclatante qu’elle n’est pas préméditée.
Dreyer n’a pas imposé à son œuvre une esthétique
toute faite. C’est en réfléchissant sur le sujet
que, par tatônnements, approximations, intuitions, il a découvert
son esthétique. Dreyer est peut-être, avec Eisenstein,
le seul cinéaste dont l’œuvre égale la dignité,
la noblesse, la puissante élégance des chefs d’œuvre
de la peinture, non seulement parce qu’elle s’en inspire,
mais plus essentiellement parce qu’elle en retrouve le secret
à des profondeurs esthétiques comparables. »
André Bazin, Radio Cinéma |
|
| |

|
YANN SAVEL
développe un travail de composition musicale au service de l'image
à travers les courts-métrages, le théâtre
ou, les ciné-concerts.
Pour ce spectacle, il sera aux machines et à la guitare, accompagné
par les musiciens improvisateurs Daniel Trutet, au
violoncelle (membre d'Anda) et Franck Bougier à
la trompette et au bugle (membre du grand Groove Orchestra).
« Pour ce ciné-concert, je voulais absolument un chef d’œuvre
cinématographique. Mon choix s’est porté sur "la
passion de Jeanne d’Arc" de Dreyer, film reconnu comme étant
le chant du cigne de l’art muet, car son dépouillement
formel, l’utilisation systématique des gros plans, cette
focalisation sur les visages bruts de Jeanne et ses juges, en vue de
d’atteindre les confins de l’âme humaine, étaient
autant d’éléments qui rendaient ce film extrêmement
propice à la réalisation d’une partition musicale."
Yann Savel se lance un nouveau défit dans la création
musicale au service de l’image. Ce jeune auteur-compositeur de
trois albums, poursuit son travail expérimenté sur des
courts-métrages et au théatre. Il planche avec deux musiciens,
Daniel Trutet (déjà complice sur l’étonnant
ciné-concert « Les oiseaux » de Hitchcock), et Franck
Bougier aux cuivres. Le trio dessine les partitions de mélodies
et d’ambiances au gré d’un jeu tantôt construit
tantôt improvisé. Dans la pénombre du grand écran,
ces trois magiciens imaginent un langage acoustique ou électrique
déployé par les effets, boucles et bidouilles en tout
genre, façonnant le nouveau relief d’une œuvre magistrale.
|
 |