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SEANCES
Vendredi 1er décembre à 18h30
Dimanche
3 décembre à 18h30
Mardi
5 décembre à 18h30
Meilleur Premier Film Européen, Prix CICAE 2005 – Festival
de San Sebastien
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ALEX
de
José Alcala
France, 2005, 1h40
Avec
Marie Raynal, Lies Salem, Adrien Ruiz, Eric Savin, Liliane Rovère
Alex est un beau portrait de femme qui fait face à la vie au quotidien.
Ce film frappe par son esthétique épurée, par la force politique
de son sujet et par l'âpreté des émotions qui circulent.
« Premier long-métrage de José Alcala,
Alex frappe par son esthétique épurée, par la force politique
de son sujet, par l'âpreté des émotions qui circulent,
par la présence phénoménale de son actrice, Marie Raynal.
Alex, donc, petit bout de femme à la personnalité endurcie, qui
travaille sur les marchés, parfois sur les chantiers. Prolétaire
des temps modernes, elle vit seule dans le réduit mal meublé,
mange mal, couche parfois avec un chef de rayon d'hypermarché parce
qu'il lui "fout la paix". Alex se débrouille, mal, avec la
vie. Elle cherche à nouer une relation avec un fils de 17 ans, Xavier
(Adrien Ruiz, formidable lui aussi), qu'elle a abandonné à son
père. (…) À travers ces questions, insistantes dans le
cinéma contemporain, de l'abandon et de la difficulté à être
parent lorsqu'on n'a soi-même rien reçu en héritage, José Alcala
donne à voir une société dont l'âme a été broyée
par les mutations industrielles et qui n'a rien reçu en retour. Le tableau
qu'il dresse n'en est pas moins splendide, irradié par le regard généreux
qu'il porte sur ses personnages : une poignée d'hommes et de femmes
spoliés par la vie, mais qui ont préservé leur dignité en
maintenant coûte que coûte un sens fort de la solidarité.
Avec une grande sensibilité, le film retrace le parcours douloureux
de la mère vers cet enfant grandi sans elle, qui la rejette d'abord
sans la moindre compassion. Cette quête de l'autre passe par la réappropriation
d'une humanité enfouie, à travers le langage. »
Isabelle Regnier, Le Monde
« Le film raconte peut-être l'histoire d'une
réadaptation après un choc que nous n'avons pas vu,
ou le retour à la vie (sociale, sexuelle, maternelle, professionnelle)
d'une femme rescapée de galères que nous ignorons.
Elle travaille, fait l'amour, se ronge les sangs pour ce fils dont
le père a eu la garde mais qui fuguera bientôt vers
elle. Ce que nous voyons est brut, non-explicatif et prend, autant
pour l'héroïne que pour nous, la forme d'un travail de
composition et de reconstitution, nécessairement parcellaire.
Il y a ainsi tout au long d'Alex un équilibre déstabilisant
mais juste entre ce que nous savons et ce qui nous reste caché,
nous forçant, avec une certaine élégance, à l'imagination
et à l'initiative. La pudeur du propos ne cache aucune mollesse :
le cinéaste Alcala donne de la marge au spectateur mais sait
rappeler qu'il est le maître. La fin au silex d'Alex ne laisse
pas l'ombre d'une ambiguïté sur son autorité d'artiste. »
Olivier
Séguret, Libération
Durant une dizaine d’années,
José Alcala travaille
pour des cabinets d’architecture en qualité de dessinateur
projeteur. Cinéphile et passionné des techniques cinématographiques,
il devient assistant opérateur, s’approche de la production
et de la direction de production, tout en écrivant et réalisant
ses propres films. Des moyens-métrages qui parlent de femmes,
des portraits singuliers, des caractères uniques. Viva Ventimiglia
(1987), Case départ (1991) et Les Gagne-petit (1998) remporteront
de nombreux prix et seront diffusés sur le petit écran.
Avec Alex, son premier long-métrage, José Alcala trace
l’histoire d’une femme qui porte les marques d’un passé chaotique,
qui cherche son équilibre et son identité.
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