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SEANCES
Jeudi 4 janvier à 18h30
Samedi 6 janvier à 20h30
Dimanche 7 janvier à 16h30
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LE
CRIME ÉTAIT PRESQUE PARFAIT
(DIAL M FOR MURDER)
de Alfred Hitchcock
USA, 1954, 1h28, VOSTF
Avec
Grace Kelly, Ray Milland, Robert Cummings, Anthony Dawson, Leo Britt
Wendice, trompé par sa femme Margot, décide de la supprimer pour
hériter de sa fortune. Pour détourner les soupçons, il s’adresse
pour l’exécution à un ancien camarade de classe qu’il
fait chanter. Mais c’est la "victime" qui tue son bourreau...
Première collaboration entre le maître du suspense et Grace Kelly
pour ce huis-clos magistral.
« Une évidente
similitude dans les données de base avec Suspicion, Rebecca, et Notorious
est pourtant ce qui frappe d’abord dans Dial M for Murder : une femme
innocente est l'objet d’un complot dont les tentacules diaboliques se
referment peu à peu sur elle. Mais la similitude s’arrête
là : dans Suspicion, l’héroïne flairait le complot
(en fin de compte d’ailleurs imaginaire), et le thème du
film était surtout la lutte de l’amour et de la confiance contre
la peur ; dans Rebecca et Notorious, elle présentait la machination
et vivait dans le malaise. Dans Dial M for Murder, Grace Kelly n’a ni
doute, ni flair, ni pressentiment, ni presque de malaise jusqu'à quelques
minutes de la fin où elle apprend tout à la fois, que son mari
est un monstre et que c’est lui qui avait armé la main qui devait
l’assassiner. Son rôle demeure de bout en bout purement passif.
Ce qui semble avoir retenu Hitchcock dans ce film, c’est le détail
d’une machination démoniaque,ce sont les rouages d’une
mécanique tellement bien conçue qu’elle contenait implicitement
une seconde détente en cas d’échec : le mari en effet
n’ayant pas réussi à faire tuer sa femme par procuration
va s’arranger pour qu’elle soit accusée du meurtre accidentel
de ce procurateur et condamnée à mort par la justice... »
Jacques
Doniol-Valcroze, Les Cahiers du cinéma
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