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SEANCES
Lundi
25 décembre à 17h30
Vendredi
29 décembre à 20h
Dimanche
31 décembre à 18h30
VOYAGE DANS LES GRANDS ESPACES
À PARTIR DE 10 ANS
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DERSOU OUZALA (DERSU UZALA)
de Akira Kurosawa
Japon/URSS, 1974, 2h21, VOSTF
avec
Maxime Munzuk, Yuri Solomine, Svetania Danilchenko
Au cours d'une expédition topographique en 1902, le jeune militaire Vladimir
Arseniev rencontre un chasseur, un mongol, qui vient voir les militaires dans
leur campement. Ce vieil homme bizarre n'a pas de maison et vit uniquement de
la chasse et des peaux de zibeline qu'il vend dans les villages... Mais Dersou
connaît la taïga comme sa poche, leur fait éviter les pièges,
trouver de la nourriture, gagner du temps... Pour Dersou Ouzala, qui devient
vite le "maître" de l'expédition, tous les éléments
de la nature sont vivants, "comme des hommes". Chaque élément
a sa place dans un système qu'il convient de respecter et de conserver.
« Dans ce film profondément humaniste, Akira Kurosawa
crie son amour de l'homme et de la nature. On se laisse emporter par cette épopée
humaine, par les valeurs de l'amitié, sans que le film ne bascule dans
la naïveté ou le sentimentalisme. C'est un film profondément "écologiste",
qui nous met en garde contre la destruction de notre milieu naturel et nous demande
de penser à ceux qui viendront derrière nous. Le réalisateur
déclarera: "La relation entre l'être humain et la nature va
de plus en plus mal... Je voulais que le monde entier connût ce personnage
de russe asiatique qui vit en harmonie avec la nature... Je pense que les gens
doivent être plus humbles avec la nature car nous en sommes une partie
et nous devons être en harmonie avec elle. Par conséquent, nous
avons beaucoup à apprendre de Dersou." »
Donald Richie, extrait de The films of Akira Kurosawa
« Dersou Ouzala se présente comme le film d’un
paysagiste écologiste de génie, qui se livre à la contemplation
pour susciter une imparable fascination. Découvreur d’espaces aussi
rudes que poétiques, Kurosawa n’en est pas moins un explorateur
de l’âme humaine. Sur une trame simple, il crée une histoire
d’amitié dont la justesse et la profondeur émeuvent à l’extrême.
Film fascinant, qui joue sur un temps étiré au rythme lent, Dersou
Ouzala est tout simplement un chef-d’œuvre. » François
Ramasse, Télérama
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