décembre 2006

 
 

Dersu Uzala (© DR)

SEANCES

Lundi 25 décembre à 17h30
Vendredi 29 décembre à 20h
Dimanche 31 décembre à 18h30

VOYAGE DANS LES GRANDS ESPACES

À PARTIR DE 10 ANS

 

DERSOU OUZALA (DERSU UZALA)

de Akira Kurosawa
Japon/URSS, 1974, 2h21, VOSTF

avec
Maxime Munzuk, Yuri Solomine, Svetania Danilchenko

Au cours d'une expédition topographique en 1902, le jeune militaire Vladimir Arseniev rencontre un chasseur, un mongol, qui vient voir les militaires dans leur campement. Ce vieil homme bizarre n'a pas de maison et vit uniquement de la chasse et des peaux de zibeline qu'il vend dans les villages... Mais Dersou connaît la taïga comme sa poche, leur fait éviter les pièges, trouver de la nourriture, gagner du temps... Pour Dersou Ouzala, qui devient vite le "maître" de l'expédition, tous les éléments de la nature sont vivants, "comme des hommes". Chaque élément a sa place dans un système qu'il convient de respecter et de conserver.


« Dans ce film profondément humaniste, Akira Kurosawa crie son amour de l'homme et de la nature. On se laisse emporter par cette épopée humaine, par les valeurs de l'amitié, sans que le film ne bascule dans la naïveté ou le sentimentalisme. C'est un film profondément "écologiste", qui nous met en garde contre la destruction de notre milieu naturel et nous demande de penser à ceux qui viendront derrière nous. Le réalisateur déclarera: "La relation entre l'être humain et la nature va de plus en plus mal... Je voulais que le monde entier connût ce personnage de russe asiatique qui vit en harmonie avec la nature... Je pense que les gens doivent être plus humbles avec la nature car nous en sommes une partie et nous devons être en harmonie avec elle. Par conséquent, nous avons beaucoup à apprendre de Dersou." »
Donald Richie, extrait de The films of Akira Kurosawa

« Dersou Ouzala se présente comme le film d’un paysagiste écologiste de génie, qui se livre à la contemplation pour susciter une imparable fascination. Découvreur d’espaces aussi rudes que poétiques, Kurosawa n’en est pas moins un explorateur de l’âme humaine. Sur une trame simple, il crée une histoire d’amitié dont la justesse et la profondeur émeuvent à l’extrême. Film fascinant, qui joue sur un temps étiré au rythme lent, Dersou Ouzala est tout simplement un chef-d’œuvre. »
François Ramasse, Télérama

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