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SEANCES
mercredi 6 décembre à 20h30
vendredi
8 décembre à 18h30
samedi 9 décembre à 22h
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GEMINI (SOSEIJI)
de Shinya Tsukamoto
Japon, 2000, 1h24, VOSTF
Avec
Motoki Masahiro, Asano Tadanobu
Japon, années 20. Vivant au sein d'une riche famille de médecins,
le jeune Yukio Daitokuji doit veiller sur son épouse, devenue amnésique
depuis un mystérieux incendie. D'étranges événements
se produisent dans la maison familiale que l'on croit hantée. Les parents
de Yukio, terrorisés par un monstre à forme humaine, meurent dans
des circonstances indéterminées. Leur fils est peu après
confronté à son double maléfique, qui va usurper son identité et
s'immiscer dans sa vie.
« Esthétiquement éloigné des précédents
Tsukamoto par la reconstitution de l’ère Meiji (années
1910) et le jeu en costumes, Gemini n’en est pas moins une bombe puissante
lancée par un réalisateur que rien, certainement pas plus de
moyens financiers, ne semble pouvoir courber. Sadisme, ultra-violence et obsessions
servent son propos dédoublé : dans l’univers retenu et
prêt à plonger du médecin, dans les danses rituelles et
le baroque incandescent des bidonvilles. Entre les deux espaces, il n’y
a qu’un mur vulnérable à la folie et propice aux transgressions
les plus odieuses. C’est bien sûr de notre nature qu’il s’agit,
mais aussi des déséquilibres explosifs d’une société basée
sur les privilèges de tous types. Tsukamoto jubile, on le sent à chaque
instant, d’explorer son sujet avec tous les moyens du bord : maquillages,
décors contrastés et acteurs parfaits. Dans toute cette terreur,
beaucoup plus subversive que les Tetsuo, Tsukamoto parvient cependant à ménager
une porte de sortie, un portail primitif mais accessible. »
Pierre
Polomé, Jade
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