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SEANCE
Dimanche 10 décembre à 18h
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MON
ONCLE
de
Jacques Tati
France, 1958, 2h
Avec Jacques Tati, Jean-Pierre Zola, Alain Bécourt, Lucien Frégis,
Dominique Marie, Betty Schneider
Dans un quartier moderne où tout est très (trop) bien agencé habite
les Arpel. L'intrusion dans la famille de M. Hulot, le frère de Madame,
personnage rêveur et plein de fantaisie, sème le trouble dans cet
univers aseptisé.
« La
chronique est subtile, gorgée de gags sonores, truffée de clins
d’œil, de plaisanteries visuelles jamais appuyées. »
Jean-Luc
Douin, Télérama
« Vous connaissez le sujet. Un couple, les Arpel, représente
la réussite sociale, celle-là même que pourraient
recommander des magazines comme Marie-France. Lui est un homme d’affaires
sérieux, elle une parfaite maîtresse de maison. Tout
est neuf chez eux, la maison, le jardin géométrique,
le gravier. Dans cet univers fonctionnel, il manque le goût
de la vie et des terrains vagues, l’esprit de laisser-aller,
d’école buissonnière. Cet esprit que le jeune
fils Arpel découvrira chez son oncle, Monsieur Hulot, le "raté de
la famille". Celui-ci est heureux ; il vit dans un petit
quartier de Saint Maur où chacun se connaît, où l’on
se rend de menus services en vertu d’un code très simple
: la gentillesse. L’arrivée de Monsieur Hulot dans la
vie des Arpel – cette maison pourrait se situer n’importe
où – va provoquer des catastrophes. Seul le petit garçon
prendra la main de son oncle, son complice et son ami. Il n’y
a pas de message dans mon film. Cependant, je peux dire que je suis
frappé par l’indifférence du monde moderne. Que
signifient la réussite, le confort, le progrès si personne
ne connaît plus personne, si l’on enlève les immeubles
faits à la main pour les remplacer par du béton, si
l’on déjeune dans des vitrines au lieu de se retrouver
dans des petits restaurants où l’on a envie de parler,
si l’épicerie ressemble à la pharmacie, si l’on
change le modèle de sa voiture pour le plaisir d’avoir
des feux rouges différents et de nouvelles poignées
? (…) Je pense qu’il existe deux sortes de réalisateurs
: ceux qui font des films commerciaux, et il en faut, et les autres
qui doivent se lancer à fond dans l’inconnu. »
Jacques
Tati.
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