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SEANCES
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20 décembre à 15h
Dimanche
24 décembre à 15h
Jeudi
28 décembre à 15h
VOYAGE DANS LES GRANDS ESPACES
À PARTIR DE 5 ANS
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NANOUK L'ESQUIMAU
(NANOOK OF THE NORTH)
de Robert Joseph Flaherty
USA, 1922, 50 min
avec
Nanouk, Nyla, Allee, Cunayoun, Comok
La vie de Nanouk, un esquimau qui vit dans le Grand Nord canadien avec
sa femme Nyla et leurs enfants. Ils nous font découvrir leurs coutumes, la construction
d'un igloo, la chasse au phoque, les chiens de traîneau et les longues
tempêtes de neige : la vie quotidienne d’une famille d’Esquimaux
avec, au fil des saisons, la lutte contre le froid et la perpétuelle recherche
de nourriture. Dans ce paysage de neige et de glace, cette vie quotidienne devient épopée...
« Une des plus grandes missions du cinéma est d'évoquer
devant nos yeux sédentaires les visions multiples du vaste monde. Nanouk,
l'Esquimau vient donc à son heure. Non seulement il nous apporte des documents
nouveaux et irréfutables, mais encore une leçon émouvante
d’énergie. […] Énergie non seulement de la part de
Nanouk et des siens, mais encore énergie persévérante de
réalisation. […] Ce film a été pris dans l'Extrême
Nord Canadien, "au-delà de la limite des arbres", en plein territoire
esquimau, pays désertique, où rien ne pousse, sauf de maigres lichens,
et dont la superficie, qui approche celle de la France, ne saurait alimenter
plus de trois cents habitants. […] Ce film, qui nous prend d'abord par
la curiosité, puis par l'émotion, la pitié, l'admiration,
constitue un ensemble parfait. […] Ces mystérieuses scènes
polaires nous animent de ce sentiment admiratif que nous vouons à tous
ceux qui ont su dompter les éléments, peupler les déserts,
animer les pires solitudes, réaliser enfin, par une suite d'initiatives
victorieuses "le Triomphe de l'Homme" »
Cinémagazine, 3 novembre 1922
« Un chef-d’œuvre où la mise en scène n’est
nullement absente puisque les cadrages comme le montage sont sciemment organisés
par le cinéaste, mais où elle demeure constamment au service de
la réalité quotidienne des Esquimaux et de la lutte mythique entre
l’homme et la nature qu’elle dévoile. Ancien tableau figé ici,
mais une beauté tout entière issue de l’attachement aux hommes
et aux choses. Chasse au morse ou au phoque, construction d’un igloo, gosse
qui rigole, tempête de neige… tout est miraculeusement intact. 72
ans après sa réalisation, ce film n’a pas pris une ride. »
Olivier de Bruyn, Libération
« Lorsque
Robert Flaherty tourne ces images à Inukjuak
en 1920, il vient de passer 10 ans auprès des Esquimaux, "peuple
intrépide", avec lequel il a tout partagé, des tartines
de graisse de phoque aux parties de chasse éreintante. Ivre de
souvenirs, l’aventurier du Michigan a su faire un film exaltant
de vie. (…) Décidé à montrer à Hollywood
que l’on peut divertir avec la réalité, Flaherty
offre autant de scènes burlesques (…) que de séquences
haletantes de suspens. (…) Il ne se contente pas d’immortaliser
la fantaisie indomptable de son ami l’Esquimau, mais capte aussi
la fougue dangereuse de son environnement. »
Marine Landrot, Télérama
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