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SEANCES
Mercredi 13 décembre à 20h30
Vendredi
15 décembre à 18h30
Samedi 16 décembre à 20h30
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SAINT-CYR
de
Patricia Mazuy
France, 2000, 1h59
Avec
Isabelle Huppert, Jean-Pierre Kalfon, Morgane Moré, Nina Meurisse, Jean-François
Balmer
Fin du XVII ème siècle : Anne de Grandcamp et Lucie de Fontenelle,
deux petites normandes, arrivent à l'école de Saint-Cyr créée
par Madame de Maintenon pour éduquer les filles de la noblesse ruinée
par les guerres et en faire des femmes libres. Balayant tous les poncifs de la
reconstitution historique, Saint-Cyr est un film superbe et novateur.
« Dès le début du film, Patricia Mazuy
impose quelques principes esthétiques. Trivialité… Irrespect
des conventions du film historique… Goût pour les alternances
et les oppositions… Parallèles insistants entre l’activité des
grands personnages et celle des anonymes… Alternance entre des scènes
nécessitant la direction de nombreux acteurs et d’autres obéissant à une
géométrie claustrophobe exclusivement préoccupée
par l’agencement des regards et le rythme des dialogues… Mais
encore ? Symétrie dans la structure scénaristique (…) ;
symétrie à l’intérieur des plans (…). Cette
complexité stylistique, répondant à la plus implacable
exigence, explique pour l’essentiel la réussite de Saint-Cyr,
film qui démontre, au-delà des contingences festivalières,
que le cinéma français est parfois capable de délaisser
son terrain de jeu favori – la stricte contemporanéité – pour
délivrer des ouvrages historiques affranchis des codes poussiéreux
et esthétisants qu’il respecte avec une exaspérante pusillanimité.
Ici, point de petite histoire joliment nichée dans la grande, de destins édifiants,
de beaux événements illustrés, de reconstitution tape-à-l’œil.
Ni de refus non plus (et c’est sans doute plus surprenant) d’inscrire
sa dramaturgie dans un siècle et un contexte qui lui sont propres. Résumons-nous :
ni livre d’images ni précipité pseudo-moderniste qui se
satisferait d’affubler ses personnages avec des perruques certifiées
d’époque et de les faire "causer" comme aujourd’hui
(si possible en banlieue), Saint-Cyr traite avec audace et rigueur un sujet
qui, pour avoir valeur intemporelle, n’en demeure pas moins assujetti à son
siècle : le XVIIIe. (…) Saint-Cyr est, accessoirement, une
des très rares réussites du film historique en France ces dernières
années. »
Olivier De Bruyn, Positif
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