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SEANCES
Mercredi 19 décembre à 18h30
Samedi 22 décembre à 20h
Mardi 25 décembre à 20h30
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LE
GRAND ALIBI (STAGE FRIGHT)
De Alfred Hitchcock
GB, 1949, 1h50,
VOSTF
Avec Jane Wyman, Marlene Dietrich, Michael Wilding
Jonathan Cooper,
épris d'une comédienne et chanteuse, Charlotte Inwood, est soupçonné
d'être l'assassin de son mari. Il reussit à convaincre son amie Eve
de son innocence. Elle décide de l'aider... Le Grand alibi marque une
étape supplémentaire dans l'art de la manipulation du spectateur qu'Hitchcock
avait su mener à la perfection.
« Le Grand alibi débute
sur un lever de rideau, qui ne découvre pas la scène mais la cité londonienne.
Dès le générique, nous savons donc que l'art théâtral va s'exercer
loin des planches, dans l'univers du roman policier, donc dans celui
du cinéma d'Hitchcock. Le monde et la scène échangent leurs rôles,
les masques se déplacent de la scène à la ville. La jeune héroïne traverse
une brume de mensonges et d'illusions qui ne se dissipera que dans
le lieu originel de toute intrigue, le théâtre. C'est en effet en coulisses
(grâce à un micro dissimulé), puis sur scène, que va se dénouer de
façon violemment cathartique l'énigme. Simple whodunit ? Peut-être.
Mais aussi une mise en équation ludique des principaux motifs hitchcockiens.
La vérité, c'est le théâtre. Le monde (ou le cinéma), c'est le mensonge.
Le flash-back abusif du début en devient alors excusable, sinon logique.
Une robe souillée de sang qui passe de main en main, l'usage pervers
d'une poupée apportent la touche indispensable de fétichisme. Quant
à la mutine Jane Wyman qui, en cours de film, telle une écervelée
rohmérienne, change d'amoureux (d'abord le faux coupable puis le
fringant inspecteur), elle est la surprise supplémentaire de ce brillant
divertissement où Hitchcock, tout en s'amusant, réfléchit sur son
art. C'est plus fort que lui. »
Olivier Père, Les Inrockuptibles
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