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SEANCES
vendredi 31 janvier à 14h
SÉANCE SUIVIE D'UNE INTERVENTION DE LAURENT DEVISME, DOCTEUR
EN URBANISME, MAITRE-ASSISTANT À L'ÉCOLE D'ARCHITECTURE
DE NANTES
dimanche 2 février à 16h30
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ALPHAVILLE
de Jean-Luc Godard
France, 1965, 1h38
avec Eddie Constantine, Anna Karina, Akim Tamiroff, Howard Vernon
Lemmy Caution, un agent secret, part pour Alphaville, cité futuriste
où tout sentiment est aboli, pour convaincre le professeur Von
Braun de revenir dans les « planètes extérieures
». Il se fait passer pour un journaliste et découvre un
monde tyrannisé par la technologie, où toute pensée
ou sentiment personnels sont interdits. Une « science-fiction
d’art et d’essai », selon les termes de Godard.
« Alphaville ressemble à une immense termitière
dont les habitants sont dominés par des ordinateurs. Il n’y
a plus de hasard, plus d’art. Les intellectuels et les poètes
sont exécutés sommairement. Le romantique Lemmy Caution
s’oppose à ce système en citant Pascal et Celine.
Il séduit la fille de Von Braun et lui fait retrouver des mots
proscrits, comme ‘Je vous aime’. »
« Pour Godard, cette capitale de la nuit trouée par l’électricité
maléfique est déjà celle de notre présent.
Toute sa science a été de faire surgir le fantastique
par la peinture, en noir et blanc, d’un univers familier. C’est
en décors naturels qu’il a filmé : aérogares,
halls de banques, souricières de néon. C’est de
l’irruption d’un ordre inhabituel dans un cadre anodin que
sourd l’angoisse.»
Télérama 21/04/1999
Le film a reçu l’Ours d’Or à Berlin en 1965.
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