février 2003

 
 

Alphaville (© DR)

SEANCES

vendredi 31 janvier à 14h
SÉANCE SUIVIE D'UNE INTERVENTION DE LAURENT DEVISME, DOCTEUR EN URBANISME, MAITRE-ASSISTANT À L'ÉCOLE D'ARCHITECTURE DE NANTES
dimanche 2 février à 16h30

ALPHAVILLE

de Jean-Luc Godard
France, 1965, 1h38

avec Eddie Constantine, Anna Karina, Akim Tamiroff, Howard Vernon


Lemmy Caution, un agent secret, part pour Alphaville, cité futuriste où tout sentiment est aboli, pour convaincre le professeur Von Braun de revenir dans les « planètes extérieures ». Il se fait passer pour un journaliste et découvre un monde tyrannisé par la technologie, où toute pensée ou sentiment personnels sont interdits. Une « science-fiction d’art et d’essai », selon les termes de Godard.

« Alphaville ressemble à une immense termitière dont les habitants sont dominés par des ordinateurs. Il n’y a plus de hasard, plus d’art. Les intellectuels et les poètes sont exécutés sommairement. Le romantique Lemmy Caution s’oppose à ce système en citant Pascal et Celine. Il séduit la fille de Von Braun et lui fait retrouver des mots proscrits, comme ‘Je vous aime’. »

« Pour Godard, cette capitale de la nuit trouée par l’électricité maléfique est déjà celle de notre présent. Toute sa science a été de faire surgir le fantastique par la peinture, en noir et blanc, d’un univers familier. C’est en décors naturels qu’il a filmé : aérogares, halls de banques, souricières de néon. C’est de l’irruption d’un ordre inhabituel dans un cadre anodin que sourd l’angoisse.»

Télérama 21/04/1999

Le film a reçu l’Ours d’Or à Berlin en 1965.

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