Le cirque de Calder (© DR)

SEANCES

Vendredi 13 février à 16h30
Mardi 17 février à 15h
Dimanche 22 février à 16h30

Tout public
à partir de 4 ans

LE CIRQUE DE CALDER

de Carlos Vilardebo
France, 1961, 30 min

Avec Alexandre Calder, sa femme Louisa, les animaux et les artistes minuscules du cirque Calder

Dans l'encadrement d'un petit théâtre, un officiant en chemise rouge se tient à genoux sans bouger. Une femme en bleu, sa femme, pose des disques sur un électrophone. Cet homme aux cheveux blancs et au fort accent américain est le sculpteur Alexandre Calder. Il va faire jouer son cirque miniature, comme depuis trente ans, pour ses amis. Brusquement sa voix se fait entendre, ses coups de sifflets retentissent, la musique foraine se met en route, et tout s'anime. Un peu plus de trente attractions se succèdent, merveilles d'équilibre, de ressort, de marches, de sauts et de courses. D'une richesse expressive sans pareille, les figurines en fil de fer, plomb, bouchon, bois, velours feutré, créent leur propre effet de vraisemblance à mesure qu'elles réussissent de difficiles exercices de cirque : funambulisme, saut au tremplin vers un cheval au trot, domptage d'animaux, etc.

" On peut imaginer la force des représentations données par l'artiste en voyant ce document de Carlos Vilardebo, et comme elle devaient dépasser encore en intensité ce que nous en voyons par enregistrement ! Néanmoins, le petit cirque de Calder est un objet merveilleusement cinématographique. Ne serait-ce que parce qu'il est un point de rencontre entre l'art cinématographique, écriture du mouvement, et l'art cinétique, dont Calder est sans doute le plus célèbre représentant. […] Cette addition de mouvements vrais amène progressivement le spectateur (et notamment le spectateur enfant) qui fait quotidiennement l'expérience de son corps en mouvement, à considérer indistinctement le montreur et ses êtres, l'humain et les objets, sans plus aucun a priori métaphysique. La pesanteur ailée du bonhomme Clader, archer Zen armé de grosses mains aux larges doigts, est digne de ses acrobates : leur monde n'est ni un microcosme ni un monde à l'envers, seulement le monde remis sur ses pieds. "
Hervé Joubert-Laurencin (in Allons z'enfants au cinéma, éd. Les enfants de cinéma)

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