Tornando a casa (© DR)

SEANCES

Mercredi 28 janvier à 18h30
Vendredi 30 janvier à 21h
Vendredi 6 février à 20 h (suivie d'un entretien avec Jean Jacques VARRET, les Films du Paradoxe)
Samedi 7 février à 18h30
Dimanche 8 février à 20h30
Mardi 10 février à 20h30

TORNANDO A CASA

de Vicenzo Marra
Italie, 2000, 1h30, VOSTF

Avec Ariello Scotto d'Antuono, Salvatore Iaccarino, Giovanni Iaccarino, Roberta Papa.

Mer de Sicile. La vie est âpre pour ce groupe de pêcheurs napolitains qui traverse clandestinement les frontières de navigation entre la Sicile et l'Afrique du nord dans l'espoir de trouver meilleures prises. Salvatore (Sasà), leur capitaine, veut pousser leur embarcation dans les eaux territoriales africaines, au péril de leur vie. Après avoir échappé de justesse à la police tunisienne, les pêcheurs décident de rentrer chez eux, près de Naples.

" Un voyage vers le sud " par Vincenzo Marra
" Mon film vient de la nécessité de raconter deux mondes, deux mondes en conflit permanent mais aussi solidaires. Je voulais montrer la rage, le mécontentement des gens du sud, et l'extraordinaire solidarité qui les unit. […] Les pêcheurs du Sud de l'Italie sont contraints de ne pas respecter leur zone de pêche à la recherche d'eaux plus poissonneuses. S'ils sont interceptés, on leur tire dessus.
De l'autre côté de la mer (au Nord de l'Afrique), il y a tout un monde en quête d'une vie meilleure qui cherche à émigrer clandestinement. Depuis longtemps déjà, cette mer est devenue le dernier obstacle à franchir avant d'atteindre le bonheur tellement rêvé. […]
L'idée de parler de ce détroit de mer qui unit deux continents, deux mondes était pour moi la possibilité de raconter ce conflit entre les pauvres, une situation qui me hante de plus en plus. C'est une mer qui, ces dernières années, a uni et séparé beaucoup plus que deux continents. "


"Le premier film de Vincenzo Marra s'engage ainsi sur la voie du néoréalisme, d'abord pour pointer l'évidence : la modernité est toujours là, le réel ne s'use pas, le mélodrame pas davantage. Les hommes, eux, s'usent : au travail, au manque à gagner. […] Au précis documentaire, au jeu trop connu d'un relais permanent avec la fiction, Tornando a casa préfère l'art de la fuite en avant. En lieu et place du " retour " attendu (le néoréalisme comme implacable origine, il offre la possibilité de larguer définitivement les amarres. " Sébastien Bénédict, Les Cahiers du Cinéma, Janvier 2004.

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