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SEANCES
mercredi 23 février à 18h
jeudi 24 février à 20h30
samedi 26 février à 16h
dimanche 27 février à 14h30
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LOST HIGHWAY
de David Lynch
USA, 1996, 2h15, VOSTF, int -12 ans
avec Bill Pullman, Patricia Arquette, Balthazar Getty, Robert Blake
Au milieu d’une banlieue vide vivent en silence un homme et une
femme. Un jour, ils découvrent une cassette vidéo sur
le perron : on les filme. La femme meurt dans un bain de sang…
« En quelques minutes, David Lynch tisse une toile fascinante
tirant vers l’abstrait, comme ces tableaux d’Edward Hooper.
Le mystère est dans les murs autant – peut être plus
– que dans les visages « neutralisés » de Bill
Pullman et de Patricia Arquette. On est au bord du vide, retenus par
cette vibration du « bizarre dans le quotidien » que le
cinéaste maîtrise comme jamais, qu’il étire
jusqu’à l’épure et jusqu’au malaise.
»
François Gorin (Télérama)
« Ce qui traverse les congrès et les compressions de
Lost Highway est, définitivement, le fil invisible d’un
flux d’énergie sexuelle – telle celle qui galvanise
Pete Dayton : « Cet enculé voit plus de chattes qu’une
lunette de chiottes », dira, envieux, un des flics qui tentent
de suivre l’histoire à la trace, et en perçoit du
moins cela. La scène du crâne fendu se savoure, de ce point
de vue aussi, comme une véritable miniature du film, chargée
d’une tension qui métamorphose impalpablement une villa
hollywoodienne en caverne utérine, les personnages cernés
par des imagos et des images (vidéo) sexuelles, différées
dans l’espace et le temps (ça, le sexe, a eu lieu avant,
dans une autre pièce) et qui finiront par exploser sur un coin
de table soudain étrangement pubien. Télescopage à
distance, coït virtuel : David Lynch touche en plein coeur le présent
du cinéma, avec une poésie violente qui nous place à
l’avant-garde de notre condition de spectateur. »
Frédéric Strauss (Les Cahiers du Cinéma)
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