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SEANCES
mercredi 2 février à 16h30
samedi 5 février à 18h30
vendredi 11 février à 18h30
mardi 15 février à 18h
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RESERVOIR DOGS
de Quentin Tarantino
USA, 1992, 1h40, VOSTF, int -16 ans
avec Harvey Keitel, Tim Roth, Michael Madsen, Steve Buscemi, Chris Penn
Ils s’appellent M. White, M. Orange, M. Blue, etc. Cinq malfrats
que le gangster Joe Cabot a engagé pour commettre un hold up.
L’opération rate et le gang s’éparpille. La
question est simple : si le casse a tourné court, c’est
qu’on les a trahis. Mais qui ?
« Cinéphile passionné, Quentin Tarantino raffole
du « cinéma bis » et des films de genre – bien
dans la tradition de ce cinéma indépendant américain
qui nous a donné les polars déjantés de Lynch ou
des frères Coen. Ses influences seraient probablement à
chercher du côté de la violence ritualisée d’un
John Woo. La seconde partie de ce film, qui s’achève dans
une marre de sang, oscille sans cesse entre l’insoutenable et
l’ironie pure, l’excès volontaire venant sans cesse
déréaliser ce qui pourrait être du pur voyeurisme.
La construction narrative en flash back savants, ménageant adroitement
le suspense, les dialogues drôles et inspirés, la précision
de la mise en scène et le soin apporté au commentaire
musical, tout indique la naissance d’un auteur, bigrement doué,
original et grinçant. »
Aurélien Ferenczi (Télérama)
« Reservoir dogs est un retour aux sources. Aux origines du
cinéma, de la violence et de la vitesse concentrées dans
un cadre pour mieux jaillir, aux origines du théâtre comme
mise (à mort) en scène d’affects, d’aveux
et de trahisons, enfin à l’origine d’une catastrophe
– pourquoi y a-t-il eu « big bang » au cours d’un
braquage et comment y survivre ? Pour ce faire, pour accompagner cette
aventure en durée réelle, pleine de bruit et de fureur,
Quentin Tarantino a cru au cinéma dur comme fer avec une belle
insolence, en pérennisant cette idée selon laquelle les
gangsters sont ontologiquement des héros perdants parce qu’ils
jouent un jeu et qu’à force de trop jouer, ils finissent
par y perdre inéluctablement leur âme et leur sang. »
Jacques Morice (Les Cahiers du Cinéma)
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