| |

SEANCES
samedi 17 février à 18h
lundi 19 février à 18h15
samedi 24 février à 18h
dimanche 25 févier à 18h30
|
CONVERSATION
SECRÈTE
(THE CONVERSATION)
de Francis Ford Coppola
USA,
1974, 2h01, VOSTF
Avec
Gene Hackman, John Cazale, Frederick Forrest, Cindy Williams, Harrison Ford,
Robert Duvall
Spécialiste de la prise de son clandestine, Harry Caul
espionne un jeune couple pour le compte d’un mystérieux
Monsieur C. lorsqu’il croit s’apercevoir que les jeunes
gens courent un danger mortel. Il essaie désespérément
de comprendre ce qui les menace et traverse une crise de conscience
lorsque ses bandes sont volées. Il se rend à l’hôtel
où le
crime devrait avoir lieu, mais il a mal interprété ses
enregistrements. Il est pris au piège.
« Une époque
où Coppola avait de l’ambition
et un sacré talent. Presque antonionien, en fait, par les
idées sinon par le style, Conversation Secrète est
une réflexion passionnante sur l’apparence (comme l’est Blow
up) et les pièges qu’elle recèle. Et aussi – nous
sommes en plein Watergate – une plongée inquiétante
dans la paranoïa d’un individu et d’une nation.
Paradoxalement, le côté désuet des écoutes
dont se sert Gene Hackman pour espionner ses contemporains rend plus
effrayant et dérisoire sa froideur, qui masque mal ses troubles
et ses névroses. L’étonnante musique de David
Shire crée constamment une angoisse diffuse. »
Pierre
Murat, Télérama
« Deux ans après le
triomphe du Parrain,
Coppola a gagné le droit de faire un film personnel. Dans Conversation
Secrète, il réussit à conjuguer hypersensibilité,
cauchemar paranoïaque et élégance. Pas de pyrotechnie
ravageuse, ni de grimaces : juste une bande-son incroyablement complexe
et quelques cadrages inquiétants. Francis Ford Coppola : "Je
me suis permis des fantaisies de style. J’ai utilisé une
caméra très statique, comme une caméra de surveillance,
qui ne suit jamais tout à fait le protagoniste. Il sort du
cadre et c’est seulement au bout d’un moment que la caméra
part à sa recherche ; sans insister, mais en donnant néanmoins
l’impression d’une indiscrétion commise à l’égard
de cet homme". Si l’impression d’être indiscrets
colle autant à ces recadrages, c’est aussi que Gene
Hackman a réussi à faire de son personnage un paumé majuscule.
Et que Coppola l’a parfaitement rendu sur l’écran.
Ce qui fait que, bien au-delà du témoignage d’une époque
marquée par l’affaire du Watergate, Conversation
Secrète est un chef d’oeuvre du cinéma américain. »
Edouard Waintrop, Le Monde
|
 |