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SEANCES
mercredi 14 février à
20h30
samedi 17 février à 22h
lundi 19 février à 20h30
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GOZU (GOKUDO KYOFU DAI-GEKJO)
de
Takashi Miike
Japon, 2003, 2h09, VOSTF, interdit -16 ans
Avec
Sho Aikawa, Kanpei Hazama, Shohei Hino, Hiroyuki Nagato, Marumi
Soneo
Minami et Ozaki sont deux yakuzas inséparables depuis que le second a
sauvé la vie du premier. Ozaki ne supporte plus le stress de son existence
de criminel et présente des signes de paranoïa aggravée. Alors
qu'il soupçonne un chien d'être anti-yakuza, son boss décide
qu'il est temps de l'envoyer ad-patres et demande à Minami de l'emmener à Nagoya
et de s'en débarasser. En route, Ozaki disparaît mystérieusement.
S'ensuit un road-movie décalé dans la province de Nagoya, ville étrange,
peuplée de gens sortis tout droit de Twin Peaks.
« Freud lui-même aurait renoncé à décrypter
ce salmigondis narratif, mâtiné d'Œdipe mal réglé,
d'homosexualité refoulée, de dégoût pour la femme
et notamment pour la parturiente. Car la très grande scène du
film reste bien celle où le yakuza, qui s'est transformé, par
quelque nébuleuse opération du Saint Esprit, en superbe femme,
accouche de lui-même, sous les yeux horrifiés de son ami, fraîchement
dépucelé par la créature ! Lars Von Trier peut aller se
rhabiller. Ce climax horrifique dépasse de loin l'accouchement, pourtant ô combien
traumatisant, de The Kingdom. De quoi faire tourner de l'œil les âmes
les plus sensibles, si le rire, contagieux, ne l'emportait pas face à tant
d'horreurs. Miike a sous-titré son long métrage "yakuzas
horror movie". Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne nous trompe
pas sur la marchandise ! S'il appartient indéniablement au cinéma "bis",
Gozu ne ressemble pourtant en rien à un bricolage "arty".
Visuellement élaboré, le film nous entraîne aux confins
du fantastique et de l'horreur. (…) Comment réagir face à une
fiction aussi délirante ? Accepter de se laisser happer par le flot
ininterrompu de scènes scabreuses ? En apprécier le caractère
tout à la fois sulfureux et potache ? Enfin, s'interroger. Qu'est-ce
donc, au final, que Gozu ? Une magnifique histoire d'amour trash, un ovni échappé de
l'imagination malade d'un cinéaste résolument culte. Et assurément,
l'un des films les plus barrés de cette décennie ! »
Sandrine
Marques
« Du Bunuel dernière période passé à la
moulinette trash. La fin traumatisante le confirme : ce mec
est fêlé. »
Libération
« Une œuvre folle, estampillée Miike à 100%,
mais que n’aurait pas renié Kafka ou Lynch. »
Mad Movies
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