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SEANCES
mercredi 21 février à 18h
jeudi 22 février à 20h30
dimanche 25 février à 21h
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L'IDÉALISTE
(THE RAINMAKER)
de Francis Ford Coppola
USA,
1997, 2h15, VOSTF
Avec
Matt Damon, Danny DeVito, Claire Danes, Mickey Rourke
Jeune avocat, Rudy Baylor découvre
les réalités du métier au sein d’un cabinet
dirigé par un affairiste peu scrupuleux. Aidé d’un
juriste roublard, il mène de front plusieurs affaires. L’une
d’elles le conduira à s’opposer à une puissante
compagnie d’assurance. D’après le best-seller de
John Grisham, un passionnant thriller judiciaire du maître Coppola.
« On a rarement vu se déchaîner dans
d’aussi exactes proportions, avec autant de détails, de maniaquerie logique et compulsive, la fameuse et faussement
morte lutte des classes. Coppola, à travers le regard de son héros
tout bardé de principes, déchire à pleines dents
le voile de la justice démocratique, révèle
de la loi le visage corrompu. Dans Apocalypse Now, le Mal
absolu s’était réfugié au cœur ténébreux
d’une jungle métaphysique ; vingt ans après,
il a pris l’accoutrement des cadres d’entreprise et piétine
avec délectation les déshérités, comme
hier les indigènes, avec la morgue d’une puissance souveraine.
Tel Martin Sheen effaré sur son fleuve paludéen, Matt
Damon aux joues fraîches dévale les degrés successifs
de la désillusion, du ciel des idées et des idéaux à l’enfer
des simulacres et de la tromperie. Si Rainmaker trifouille
au fer les plaies d’une société obnubilée
par le profit et ayant accouchée d’un gangstérisme
en col blanc n’ayant pas le moindre sens de l’honneur
ni le moindre panache, il est difficile de ne pas le voir aussi comme
une parabole sur la puissance du cinéma. L’art rhétorique
du barreau et celui des images se superposent dans une séquence
conclusive où Baylor-Damon fait dérouler un écran
dans le prétoire pour y montrer le film posthume de son client
floué et enterré. La justice, devenue lettre morte,
revit soudain par la ruse d’une projection. La vérité est
aussi un effet de manche. Derrière son manichéisme
de surface, L’Idéaliste réfléchit
sur un certain désir d’être plongé dans
le noir et sciemment trompé, dans l’espoir fou d’y
voir plus clair. Un désir de cinéma. »
Didier
Péron, Libération
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