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SEANCE UNIQUE
Mercredi 28 février à 20h30
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"PASSAGE À L'ACTE"
Passage:
Action, fait de passer,
en traversant un lieu, en passant par un endroit.
Le
fait de passer, action de faire passer d’un état à un
autre, changement.
Faire
passer quelque chose à quelqu'un.
Fragment
d’une oeuvre.
PASSAGE À L’ACTE
De Martin
Arnold
1993, 12 min
«Une famille américaine à table, enfermée
dans le rythme cadencé de la table de montage.
La courte séquence originale est parlante, elle est d’une
harmonie classique et trompeuse, passant outre tout ce qui est essentiel
pour empêcher l’aliénation. Arnold démonte
ce scénario quotidien en brisant sa continuité originale.
Il s’attarde sur les bruits de tôle, laisse les mouvements
bizarres des acteurs en suspens. Le message supprimé, perdu,
profondément ancré derrière cette idylle de famille
s’appelle la guerre. Le premier choc, la première fuite,
la peur au début du film: le garçon quitte subitement
la table, ouvre brusquement la porte qui reste suspendue dans ce «loop» (boucle)
propre à Arnold, produisant ainsi, de façon martelée,
un rythme d’acier. Il doit revenir à table, sur l’ordre
du «Sit down» (assieds-toi !) du père qui se répète
mécaniquement. Et à la fin, quand les enfants se lèvent
d’un bond pour finalement disparaître, Arnold reste accroché aux
battements infernaux de la porte s’ouvrant sans cesse: comme
s’il était tout à fait absurde de vouloir même
essayer de quitter tout cela, ce lieu de l’enfance ainsi que
celui du cinéma au double langage.» Stefa
THE KISS & KISS NUMBER ALSO
De Raphael Montañez Ortiz
1985, 12 min 30
"En 1957, j'ai commencé à tailler
en pièces
des films à coups de tomahawk et à en mettre les lambeaux
dans un sac magique, que je secouais comme une crécelle en chantant.
J'y plongeais ensuite la main et en sortais au hasard des morceaux de
films , que je montais aléatoirement. J'ai placé la plus
part des films 'rituellement' taillés en pièces dans un
feu sacrificiel, j'en ai gardé quelques-uns comme témoignage.
Depuis 1957, mon 'Art' consiste en une 'initiation rituelle' à la
participation 'réelle' ou 'virtuelle' qui laisse toujours de la
place à l'improvisation."
BRICOLAGE
De David Rimmer
1985, 10 min
Rimmer utilise une séquence de film télé et
la répète au ralenti : le son se désynchronise
progressivement de l’image. Le point se déplace sur la
bande-son tendis que le spectateur anticipe la réunion de l’image
et du son.
RHYTHMS OF THE HEART
De Steve Sanguedolce
1990, 4 min 30
«Le goût de Steve Sanguedolce pour les documentaires
expressionnistes fait que dans ce film il dépeint l’échec
d’une
relation. Sanguedolce appartient à l’École de l’Escarpement,
un groupe informel de cinéastes nés et éduqués
sous l’épaule protectrice du bouclier canadien. Leurs travaux
unissent la mémoire et le paysage dans la production documentaire.
Héritier du romantisme du Poète du lac du XIXe siècle,
pour lequel la nature est appréhendée typiquement comme
métaphore de la conscience, RHYTHMS OF THE HEART manifeste plusieurs
des aspects de l’École de l’Escarpement, dans son
mélange de narration personnelle et de paysages, redéfinissant
ainsi son héritage romantique dans une histoire d’amour
qui déconstruit les traditions narratives, même si cela
brise ses personnages.» Mike Hoolboom
Le passage à l’acte introduit une notion de
franchissement (passage), entre une position et une autre. Le passage à l’acte
est soudain, impulsif, parfois violent et dangereux, adapté ou
non au réel objectif.
Il peut présenter un aspect
négatif/destructeur mais
aussi parfois un aspect positif/structurant.
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