février 2007

 
 

The Outsiders (© DR)

SEANCES

mercredi 14 février à 18h30
vendredi 16 février à 21h
samedi 17 février à 20h15
vendredi 23 février à 18h30
samedi 24 février à 20h15

OUTSIDERS (THE OUTSIDERS)

de Francis Ford Coppola
USA, 1982, 1h31, VOSTF

Avec C. Thomas Howell, Rob Lowe, Patrick Swayze, Matt Dillon, Ralph Macchio, Diane Lane


Tulsa, 1966. L’affrontement de deux bandes rivales, les Greasers, qui viennent des quartiers pauvres, et les Socs, originaires des quartiers riches, entraînent un groupe d’adolescents dans la spirale de la violence. Dans un style romantico-flamboyant, Coppola évoque avec force et brio la perte de l’innocence et la fureur de vivre des petits frères de James Dean.

« Avec Outsiders, Francis Coppola essaie de faire quelque chose de moderne, représentant à la façon d’un opéra et en même temps avec un sadisme évident, des conflits de classes : il s’agit d’adolescents pauvres, que la loi ne protège pas, et qui sont continuellement exposés aux menaces de torture et de meurtre de jeunes bourgeois du même âge, animés d’une haine dont ils ne connaissent même pas l’origine. Au cours de la projection, le spectateur est constamment tenu en haleine. Le film est riche en temps forts : le meurtre, la fuite et l’intermède pastoral rappelant Night of the Hunter, ce qui justifie la décision prise par Francis Coppola de raconter cette histoire simple sur un mode lyrique. »
Bill Krohn, Les Cahiers du cinéma.

« C’est un film surprenant après le tam-tam barbare d’Apocalypse Now et les néons clinquants de Coup de cœur : Coppola y dévoile tout à coup un tempérament fleur bleue. Il exalte l’amitié, la fraternité. Et n’hésite pas à nous assener des couchers de soleil dignes de Spielberg, à accompagner ses couplets écolo-mélo d’une musique grandiloquente composée par son papa. Nous ne sommes pas loin, parfois, des sirops de l’oncle Disney et des pires flonflons du rêve américain. Mais Coppola est un roi de la mise en scène. Son travail sur les éclairages et les décors est somptueux. Le rythme du montage est étonnant. Frimeurs mais brimés par la vie, ses "blousons noirs" évoluent comme des diables nerveux singeant les grands frères de West Side Story. L’hallucinante bagarre finale dans la boue, explosion de violence expiatoire, renvoie aux combats à poings nus dont Hawks et Ford firent leurs choux gras. Une débauche de grand talent au service d’un opéra romantique sur la fureur de vivre des déshérités in USA. »
Jean-Luc Douin, Télérama.

« Je voulais faire un film sur les jeunes et sur l’idée d’appartenance à un groupe social auquel on s’identifie et où on se sent vraiment aimé. Même si tous ces garçons sont pauvres et d’une certaine façon insignifiants, l’histoire leur donne une sorte de beauté et de noblesse. Quand on regarde un soleil couchant, on se rend compte qu’il est déjà en train de mourir. Il en va de même pour la jeunesse. C’est au moment où elle est la plus belle qu’elle commence déjà à s’échapper. Le film se situe à un instant magique de la vie des garçons. C’est cet instant que j’ai voulu saisir. Prendre un garçon des rues et en faire un héros. 
Francis Ford Coppola

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