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SEANCES
mercredi 14 février à 18h30
vendredi 16 février à 21h
samedi 17 février à 20h15
vendredi 23 février à 18h30
samedi 24 février à 20h15
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OUTSIDERS
(THE OUTSIDERS)
de Francis Ford Coppola
USA,
1982, 1h31, VOSTF
Avec
C. Thomas Howell, Rob Lowe, Patrick Swayze, Matt Dillon, Ralph Macchio, Diane
Lane
Tulsa, 1966. L’affrontement
de deux bandes rivales, les Greasers, qui viennent des quartiers pauvres,
et les Socs, originaires des quartiers riches, entraînent un
groupe d’adolescents dans la spirale
de la violence. Dans un style romantico-flamboyant, Coppola évoque
avec force et brio la perte de l’innocence et la fureur de vivre
des petits frères de James Dean.
« Avec Outsiders,
Francis Coppola essaie de faire quelque chose de moderne, représentant à la façon
d’un opéra et en même temps avec un sadisme évident,
des conflits de classes : il s’agit d’adolescents
pauvres, que la loi ne protège pas, et qui sont continuellement
exposés aux menaces de torture et de meurtre de jeunes bourgeois
du même âge, animés d’une haine dont ils
ne connaissent même pas l’origine. Au cours de la projection,
le spectateur est constamment tenu en haleine. Le film est riche
en temps forts : le meurtre, la fuite et l’intermède
pastoral rappelant Night of the Hunter, ce qui justifie
la décision prise par Francis Coppola de raconter cette histoire
simple sur un mode lyrique. »
Bill Krohn, Les Cahiers
du cinéma.
« C’est un film surprenant après
le tam-tam barbare d’Apocalypse Now et les néons
clinquants de Coup de cœur : Coppola y dévoile tout à coup
un tempérament fleur bleue. Il exalte l’amitié,
la fraternité. Et n’hésite pas à nous
assener des couchers de soleil dignes de Spielberg, à accompagner
ses couplets écolo-mélo d’une musique grandiloquente
composée par son papa. Nous ne sommes pas loin, parfois, des
sirops de l’oncle Disney et des pires flonflons du rêve
américain. Mais Coppola est un roi de la mise en scène.
Son travail sur les éclairages et les décors est somptueux.
Le rythme du montage est étonnant. Frimeurs mais brimés
par la vie, ses "blousons noirs" évoluent comme
des diables nerveux singeant les grands frères de West Side
Story. L’hallucinante bagarre finale dans la boue, explosion
de violence expiatoire, renvoie aux combats à poings nus dont
Hawks et Ford firent leurs choux gras. Une débauche de grand
talent au service d’un opéra romantique sur la fureur
de vivre des déshérités in USA. »
Jean-Luc
Douin, Télérama.
« Je voulais faire un film sur les jeunes et sur l’idée
d’appartenance à un groupe social auquel on s’identifie
et où on se sent vraiment aimé. Même si tous
ces garçons sont pauvres et d’une certaine façon
insignifiants, l’histoire leur donne une sorte de beauté et
de noblesse. Quand on regarde un soleil couchant, on se rend compte
qu’il est déjà en train de mourir. Il en va de
même pour la jeunesse. C’est au moment où elle
est la plus belle qu’elle commence déjà à s’échapper.
Le film se situe à un instant magique de la vie des garçons.
C’est cet instant que j’ai voulu saisir. Prendre un garçon
des rues et en faire un héros.
Francis Ford Coppola
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