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SEANCES
Mercredi 7 février à 15h
(+ conte)
Dimanche
11 février à 14h30 (+ conte)
Mardi 13 février à 15h
MERCREDI 7 FÉVRIER À 15H & DIMANCHE 11 FÉVRIER À 14H30 : PROJECTIONS
DU FILM PRÉDÉDÉES D’UN CONTE, PROPOSÉ PAR
L’ASSOCIATION PAROLES DE MARMITE • EN PARTENARIAT AVEC LE
CENTRE CULTUREL EUROPÉEN
À PARTIR DE 6 ANS
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LE
SORTILÈGE DES TROIS LUTINS
de
Karel Zeman
Republique Tchèque, 1980, 1h06, VF
Protégé depuis sa naissance par trois lutins, Jeannot est un jeune
berger de Bohème. Il rencontre par hasard une fée, Mariette, et
ils tombent amoureux l’un de l’autre. Mariette, devenue mortelle
pour rejoindre son amant, est retenue prisonnière par le seigneur du domaine,
tandis que Jeannot, poussé par le Lutin noir, a été transformé en
une créature de l’autre monde. Fort heureusement, la magie opérera à nouveau
pour réunir les deux amoureux dans le monde des hommes.
« L’action de mes films naît de la représentation
de l’image ; celle-ci prime sur la situation. Ma profession est de penser
par l’image. Tout comme le peintre a couleurs, pinceaux, toile, moi j’ai
l’optique, la lumière, les moyens techniques. J’ai foi dans
le cinématographe et ses capacités. »
Karel Zeman
« Tandis que chez son compatriote Jiri Trnka auquel des journalistes
superficiels l’ont parfois maladroitement comparé, la poésie
prime toujours l’invention, on peut affirmer que dans la plupart des films
de Zeman la poésie naît de l’invention. Le résultat,
cette sorte de sauf-conduit pour les rivages du merveilleux, est peut-être
le même mais la démarche est bien différente. Trnka est un
conteur, Zeman un artificier qui ne craint pas d’entremêler à sa
guise le réel et l’imaginaire, de bouleverser la logique des êtres
humains et le rationalisme scientifique, de rouiller avec un humour complice
les notions de temps et d’espace. (…) L’habileté technique
de Zeman est sans faille. Mais son originalité n’est pas d’être
un illustrateur intelligent qui ferait revivre des légendes en les dépoussiérant
et en les requinquant avec tous les moyens du 7ème et 8ème Art.
Démiurge absolu d’un univers onirique, il sait être à la
fois James Bond et Merlin. Il apprivoise l’impossible et nous l’offre
avec la satisfaction modeste de celui qui vient de faire sourire un enfant et
de faire rêver un adulte. »
Jean-Loup Passek
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