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SEANCES
Mercredi 13 février à 18h30
Jeudi 14 février à 21h
Samedi 16 février à 17h30
Mardi 19 février à 21h
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MEAN
STREETS
de Martin
Scorsese
USA, 1973, 1h50, VOSTF, interdit -12 ans
Avec
Robert De Niro, Harvey Keitel, David Proval, Amy Robinson, Richard
Romanus
Dans les rues de Little Italy, entre l’église et les cafés
fréquentés par les mafiosi, Charlie cherche à passer à l’âge d’homme.
Dans son sillage, Johnny Boy, terrifiant adolescent prolongé, sème
le chaos.
« Sur fond de musique rock, typique de l’univers sonore
de son adolescence (Rolling Stones, Eric Clapton, Bo Diddley), Scorsese
nous entraîne dans l’univers furieux, coloré des minables de la pègre,
ceux que l’aristocratie des gangsters de Scarface ou du Parrain exploite.
De cette plongée, il fait une descente infernale, traitant ses personnages
comme des damnés, des possédés. Les scènes deviennent des rites.
Les monologues intérieurs, des citations bibliques. Exilés de la
religion (parce que l’Eglise est devenue un « business »), Charlie
se plie aux exigences d’un parrain, tout en s’exerçant au martyre,
lorsqu’il fait lécher sa main par le feu. Le film baigne dans des
lumières rouges, avec des néons, des fluorescences de juke-box, qui
évoquent une saison en enfer. Il se clôt sur une vengeance nocturne,
éclaboussée de sang, qui voit les victimes râler ou attendre, à genoux,
la délivrance. »
Jean-Luc Douin, Télérama
« Narcissique, fébrile, tour à tour baroque
(dans le traitement des éclairages et la mobilité de la caméra) et
hyperréaliste (par le choix des décors), Mean Streets est une oeuvre
clé dans la filmographie de Martin Scorsese, qui démarque, complète
et approfondit son premier film, très autobiographique (Who’s that
knocking at my door ?). Le rythme visuel autant que musical qui le
sous-tend de la première à la dernière image l’apparente à un opéra.
Il tient la gageure de se maintenir, une heure et demie durant, à
un niveau paroxystique qui confère au propos (une succession de tableaux,
plus qu’une intrigue véritable) une dimension parabolique, celle
d’une liturgie infernale. Le rituel purificateur qui assure le passage
de la damnation à la sainteté et qui constitue le sujet réel de nombre
de films de Scorsese trouve ici une expression cinématographique
homogène dans l’incandescence. »
Michel Sineux, Dictionnaire des films Larousse
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