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SEANCES
Mercredi 6 février à 18h30
Jeudi 7 février à 18h30
Vendredi 8 février à 20h45
Samedi 9 février à 19h
Dimanche 10 février à 20h30
SORTIE NATIONALE
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SHOTGUN
STORIES
de Jeff Nichols
USA,
2007, 1h32, VOSTF
Avec Michael Shannon, Douglas Ligon, Barlow
Jacobs
Dans une petite ville du sud de l'Arkansas, trois frères âgés
d'une vingtaine d'années n'ont plus aucun contact avec leur père depuis
qu'il les a abandonnés. Il s'est remarié et a eu d'autres enfants.
Quand il meurt, les conflits étouffés depuis des années éclatent entre
les demi-frères, déclenchant une spirale de violence mortelle.
« Shotgun
Stories est comme le titre d’une chanson country réussie : répétitive
sans que l’on s’en lasse, sèche comme la guitare du même nom, mélancolique
à souhait, crève-cœur comme on aime. »
Gérard Lefort, Libération
« Ce sentiment d'un désastre
annoncé est constamment rendu tangible par les choix de mise en scène,
par un usage très convaincant de l'écran large, par des plans longs,
habités, par des comédiens remarquables (dont l'excellent Michael Shannon
déjà vu dans Bug, de William Friedkin). C'est d'ailleurs à eux que
l'on doit une grande part de la réussite du film. Celle qui tient très
exactement dans cet écart fragile qui sépare l'humanité des personnages
et la surdétermination tangible, transcendante, de ce qui leur arrive. »
Jean-François
Rauger, Le Monde
« Pour prendre une métaphore picturale, il
y a dans ce film un superbe équilibre entre le trait (du scénario,
de la dramaturgie conflictuelle) et la matière (la vie qui s’écoule,
le rapport intense au temps, aux paysages, aux lieux). Il y a surtout
chez Nichols une absence d’ego auteuriste, de prise en otage des personnages
ou des spectateurs, une mise à disposition de lui-même au service de
l’histoire, des personnages et des lieux filmés qui dénote une stupéfiante
intelligence de cinéma, une confiance renouvelée dans les moyens les
plus dépouillés de ce désormais vieil art. Enfant de l’Arkansas, Nichols
a choisi la caméra plutôt que la carabine et s’en sert judicieusement,
en shootant surtout moins vite que son ombre. Son film est la première
et superbe salve ciné de la nouvelle année. »
Serge Kaganski, Les Inrockuptibles
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