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SEANCES
Mercredi 13 février à 20h45
Samedi 16 février à 20h
Jeudi 21 février à 20h45
Samedi 23 février à 16h30
Mardi 26 février à 18h30
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TAXI
DRIVER
de Martin
Scorsese
USA, 1976, 1h53, interdit -12 ans
Avec Robert
De Niro, Cybill Shepherd, Peter Boyle, Albert Brooks, Leonard Harris,
Harvey Keitel, Jodie Foster
Hanté par ses souvenirs du Vietnam, Travis
Bickle, un ancien Marine, se fait embaucher comme chauffeur de taxi
à New York. Il croit tomber amoureux d’une jeune femme blonde, collaboratrice
d’un candidat à l’élection présidentielle. Après avoir été éconduit,
il décide de sauver une adolescente qui fait le trottoir et de châtier
ceux qui l’ont conduite à la déchéance.
Palme d’or 1976
« Davantage qu'un film sur la solitude, Taxi
Driver explore
le masochisme d'un petit blanc qui ne cesse de mettre à l'épreuve
son ignorance et son puritanisme, dans de purs réflexes d'échec et
de douleur, d'abord lors de la désastreuse drague d'une bourgeoise
WASP belle et cultivée, incarnation du fantasme de la femme inaccessible,
puis l'acte de violence désespéré (la tentative tout aussi désastreuse
d'assassiner un politicien en campagne); un geste warholien ? connaître
sa minute de célébrité, à n'importe quel prix ? que Scorsese étudiera
à nouveau dans un de ses meilleurs films, La Valse des pantins,
quasi-remake sardonique de Taxi Driver, préférable à la
laborieuse resucée ambulancière d'À tombeau ouvert. Enfin,
mué en improbable ange exterminateur, Travis partira en croisade
pour sauver une prostituée mineure et droguée des griffes d'un proxénète.
Dépressif, ambigu mais beaucoup moins irresponsable qu'on a pu le
prétendre (Travis n'est l'objet d'aucune glorification), Taxi
Driver reste le chef-d'œuvre officiel de Scorsese et de toute
une génération. Cela ne l'empêche pas d'être aussi un grand film. »
Olivier
Père, Les Inrockuptibles
« Martin Scorsese développe ses
obsessions, ses dégoûts, ses craintes. Une fois de plus, le cinéaste
trouve son inspiration dans le spectacle des bas-fonds, de la faune
douteuse des quartiers chauds. Il nous offre un poème sulfureux,
convulsif et fascinant, « inspiré ». On l’a prétendu ambigu,
complaisant, dans la mesure où il ne dénonce pas nommément le comportement
délirant de son « héros ». Mais quel spectateur songera
à considérer ce psychotique fascisant comme un modèle ? Comme
son scénariste, Paul Schrader, Scorsese est à la fois attiré et épouvanté
par les jeux du péché et de la damnation. Ce n’est pas du cinéma
de tout repos. »
Gilbert Salachas, Télérama
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