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SEANCES
Jeudi 7 février à 20h30
Vendredi 8 février à 18h30
Samedi 9 février à 21h
Lundi 11 février à 20h30
RÉÉDITION
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ZABRISKIE
POINT
de Michelangelo
Antonioni
USA, 1970, 1h47, VOSTF
Avec Mark Frechette,
Daria Halprin, Bill Garaway, Rod Taylor, Paul Fix
Los Angeles, 1969.
La contestation grandit dans les milieux universitaires. Marc, un jeune
homme solitaire, est prêt à mourir pour la révolution mais il se refuse
à mourir d’ennui. Révolté par les arrestations arbitraires, il achète
un pistolet pour se protéger. Témoin d’une fusillade au cours de laquelle
un étudiant noir est tué par un policier, il s’apprête à riposter quand
soudain le policier est abattu. Craignant d’être poursuivi pour un
crime qu’il n’a pas commis, il s’enfuit dans le désert à bord d’un
avion volé…
« Zabriskie Point est d'abord une splendeur
formelle absolue. A partir du moment où Daria et Mark, eux-mêmes sculpturaux,
se retrouvent dans le décor inouï du désert, Antonioni utilise merveilleusement
les possibilités du Cinémascope. Cette maestria culmine dans la scène
où Daria et Mark font l'amour entourés de couples issus de leurs
fantasmes. Mais le propos est encore plus fort : l'exploration intimiste
d'une faillite de civilisation. Daria et Mark se retrouvent dans
le rejet de la civilisation consumériste symbolisée par un centre
de loisirs que des promoteurs envisagent de bâtir à Zabriskie
Point. Quand Mark est retrouvé et abattu à la fin du film, Daria
imagine l'explosion de la maison de son patron, et de tous les biens
de consommation qui vont avec. On est alors dans une sorte d'opéra,
et d'ailleurs la musique joue un rôle majeur dans la mise en scène
d'Antonioni : la partition planante a été spécialement composée par
les Pink Floyd, mais on reconnaît aussi des interventions des Rolling
Stones et de Roy Orbison. Une sorte d'apogée lyrique de ce qu'a pu
être l'esprit contestataire de la fin des années 60. »
Vincent Ostria, Les Inrockuptibles
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