janvier 2003

 
  Deux (© DR)

CYCLE
ALLEMAGNE 70 :
CINÉMA ET CONSCIENCE NATIONALE

DU 8 AU 19 JANVIER 2003

Le cinéma allemand a connu une émergence massive dans les années 70, provoquant une véritable onde de choc dans l’ensemble du tissu social et cinématographique. De cette ébullition qui vit l’apparition de grands réalisateurs tels Fassbinder, Syberberg, Schroeter ou Schlöndorff, et de grandes réalisatrices, comme Sanders-Brahms et Von Trotta, il reste peu de traces aujourd’hui.
Ce cinéma est marqué par une conscience aigüe des déchirements de l’Allemagne résultant de l’hitlérisme et de la Deuxième Guerre mondiale comme en témoignent Hitler, un film d’Allemagne de Hans-Jürgen Syberberg et Allemagne mère blafarde de Helma Sanders-Brahms. Il montre aussi les tensions au sein de la société allemande des années 70 et notamment la collusion malsaine de la presse à scandale et de la police dans L’honneur perdu de Katharina Blum, de Volker Schlöndorff et Margarethe Von Trotta. En outre, ce cinéma a vu l’émergence d’un style et d’une esthétique singulière qui perdure aujourd’hui et dont Deux de Werner Schroeter peut donner un aperçu.

Le Cinématographe a voulu rendre hommage à ces réalisateurs en ce mois de janvier et permettre au public de découvrir leurs films les plus représentatifs. La programmation associe des films datant des années 1970 et un film très récent de 2002 dont le réalisateur W. Schroeter constitue le fil conducteur puisqu’il a marqué le cinéma allemand des années 1970.

Hitler, un film d'Allemagne

L'honneur perdu de Katharina Blum

Allemagne, mère blafarde


Très remarqué au Festival de Cannes 2002, le film est resté très peu à l’affiche à Nantes. Le Cinématographe a décidé de montrer ce film récent au sein du cycle « Allemagne 70 : cinéma et conscience nationale » et permettre à un public plus nombreux de voir ce film étrange, servi par une distribution prestigieuse (Isabelle Huppert, Bulle Ogier, Arièle Dombasle, Manuel Blanc et Jean-François et Robinson Stevenin).

Deux


En lien avec le cycle « Allemagne 70 : cinéma et conscience nationale », le Cinématographe programme un film du répertoire du réalisateur allemand Robert Siodmak.

Les SS frappent la nuit

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