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janvier
2006 |
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SEANCES
lundi 23 janvier à 20h30
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CONTRECHAMP
3 : SPÉCIAL ANIMATION
Cette séance propose une sélection de films d’animations.
De facture classique ou plus élaborées dans leur forme,
ces animations révèlent leur possibilité de retranscrire
au plus près le fonctionnement de l’esprit, ou de se réapproprier
les codes contemporains de l’animation de masse.
Remerciements aux artistes et à la galerie gb agency, la galerie
Yvon Lambert, la galerie Claude Samuel, la galerie Martine et Thibault
de la Châtre, à Slinky Picture Production et à Vidéozart. |
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Zbigniew
RYBCZYNSKI
Né en 1950 en Pologne, Zbigniew Rybczynski produit de nombreux
films qui se feront tout de suite remarquer dans les festivals où
ils participent. La plupart obtiennent des récompenses dont Tango
qui obtient en 1983 l’oscar du meilleur court-métrage.
Tango, 1980, 8mn10
Dans Tango, Rybczynski exploite ce concept du plan unique en remplissant
l’espace d’une pléthore d’actions. Il devient
bientôt évident qu’un si petit espace ne pourrait probablement
pas contenir toutes les actions. Rybczynski orchestre ses entrées
et sorties avec la grande précision. |
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Bruno
BOTELLA
Bruno Botella nous invite dans une maison marquée par la présence
d’une absence à travers son dessin animé, L’invention
du rire. Les attributs domestiques sont des éléments qui
créent une intrigue sous l’air angoissant dans une subtilité
poétique. L’opposition des éléments du film
tels qu’absence/présence ou poésie/angoisse est un
moteur qui suscite un sentiment de confusion, ce qui produit à
la fin peut-être du rire. Dans la continuité de la poésie
de l’intérieur d’une maison, sans titre (au coin du
mur…)
La Créature du Marais, 2004,
extrait, 5 mn
«Charlie a le pouvoir de se métamorphoser en n’importe
quel animal pourvu que celui ci appartienne à une espèce
éteinte. C’est pourquoi Charlie passe son temps a chasser
tout et n’importe quoi pourvu que ça disparaisse.»
"Là, l'eau dormante se met à bouger, tu verras. Les
figures qui deviennent bestiales, bouillonnantes, tu verra comment on
fouette, comment on calotte et frappe comme par distraction, comment on
arrache une oreille, attrape des seins, crache sur une figure, sans y
attacher d'importance. Tu verras comment même un jeune homme sympathique
le fait et avec un naturel qui ne s'apprend pas, devant une jeune fille
qu'il aime." |
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J
Tobias ANDERSON
"Exploration with the starting point in material that somehow can
be considered generally well known is usually the base for the processes
i usually work with. American movies, mainly produced in Hollywood during
the 30s, 40s and 50s are the sources I use to find material, which I then
remodel into new shapes, depending on the question at issue.
Recycling or appropriation art are termes that often are used nowadays
to describe this procedure.
Often my work is based on cinematographic issues, and deals with visual
or audiovisual explorations. For example in the videos "879"
and "879 •colour•", where I compress Hitchcock's
"North by Northwest" into 879 drawings, which I then replay
in a frantic speed. This is to see how perception and consciousness deals
with the information you recieve as a spectator.
In a more recent series of works I use classic action sequences, and explore
what happens if you remove the elements that are central in the scenes
and really create the action. For instance I'm working with a classic
car chase, animating the high speed chase, but removing the cars that
are chasing eachother."
Bodega Bay School, 2004, 5mn29
A classic build-up for a classic thriller sequence. However, in his animated
setting the main ingredients are missing - there are no birds, no people,
no dialogue. What happens with the scenery when a setting is altered in
this way. Where does the tension go, and what atmosphere is left to echo
through the lingering images? |
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Robert
BREER
Toute son oeuvre cinématographique (plus de 40 films en 50 ans)
consistera à filmer, essentiellement selon la technique de l’animation
image par image, des dessins représentant des formes simples et
colorées, sans souci de linéarité ou de narration.
En mettant en relation (ou en collision) des photogrammes très
différents les uns des autres, Breer cherche à démontrer
comment une suite d’immobilités engendre du mouvement. Un
mouvement dont la continuité formelle et narrative, aussi paradoxale
soit-elle, est dictée par la dynamique inhérente aux images
et formes graphiques utilisées.
What goes up, 2003, 5 min
Film commencé après l’attentat du 11 septembre, daté
de 2003, développe au fil des collisions d’images et du scintillement
stroboscopique qu’il produit, une réflexion sur l’espace
et le temps, selon des références et des points de vue liés
au monde intime et affectif de l’artiste.
Fuji, 1973, 9 min
«(...) des fragments de paysages, de passagers, et d’intérieurs
de trains, se fondent dans un rêve de voyage, un rêve magique
en couleurs.» Amos Vogel.
Recreation, 19657, 2 min
Les images de RECREATION ont été choisies et photographiées
dans le but de créer le maximum d’hétérogénéité
d’une image à l’autre. Les choix portent autant sur
le plan du contenu que sur celui de la forme — toujours dans la
perspective du choc et du contraste. |
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Jacques
FLORET
Contrairement à une tendance, Jacques Floret n’hésite
pas à évoquer des trucs . Ce faisant, il développe
un discours critique et sur les machins et sur les choses. Toutefois,
il revendique un terme pour désigner sa pratique. Peut-être
parce qu’il se conforme désormais au modèle pour échapper
à
l’emprise.
Boire à la bouteille (extrait),
2005 |
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Kristina
SOLOMOUKHA
La démarche artistique de Kristina Solomoukha, pourrait se définir
comme une réflexion sur l’espace urbain. En empruntant à
cet environnement ses codes et de son vocabulaire, les réalisations
de l’artiste reflètent sa dimension idéologique. Au
même titre que les images, le langage est un outil de travail.
Les expressions communes et des jeux de mots sont souvent à l’origine
de projets. Les aquarelles et les installations mettent en scène
les situations absurdes, les projets d’architecture incongrues et
utopiques, en illustrant ou en grossissant les aberrations existantes.
Road movie 1, 2005, 00’22
Une histoire tragique de 1 qui roule, de personnages qui courent et de
la lettre qui tombe…
Road movie 2,
2005, 00’12
Une voiture fait une boucle sur autoroute .
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Laurent
OKROGLIC
«Le dessin occupe la place centrale de mes travaux, dans chacun
des registres investis, il aborde le support et ses codes, il prolifère
à l’intérieur du médium. Les animations sont
le condensé de mon approche plastique sous forme de flux vidéo
et sonore (cri, chant) ; elles traitent de la métamorphose d’éléments
basiques en formes complexes -personnages, monstres- et de leur apparition
et de leur disparition sur la scène de l’espace imaginaire.»
Condition humaine, 22 sec / Cycle, 26 sec / Egghop, 22 sec /
Main mise, 21 sec / Le spectacle
de P., 3mn20 |
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Florian
et Michaël QUISTREBERT
Ces animations réalisées à deux mains ont la particularité
d’avoir une composition de musique originale. Elles cotoient les
ambiances de film d’épouvante ou se servent du nom des écritures
saintes boudhistes ( The rise of Tripipaka ), en s’amusant avec
la personnification d’un chien.
- Death to Satan, 2005, 1mn
- The Rise of Tripipaka, 2005, 1mn
- Oat-tree Path, 2005, 1mn |
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Diego
ZUELLI
“ In these video projects, the only real movement is the camera’s
one, silently exploring landscapes, cities an people’s behaviours.
I use computer and 3d computer graphics to make pictures and animations
somewhat peculiar for their silence (since there’s no audio track
in them), and apparently slowlyness. My interests are related to space
and movement, to human capabilities to catch moments when buildings and
naturals spaces reveal a bit more if visited and observed from a different
and moving eye. “
4000 Esposizioni Ultrarapide, 2002, 2 min40 /
3000 Esposizioni Ultrarapide, 2004,
2 min / Due battenti, 2005, 1min |
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David
SHRIGLEY & Chris SHEPHERD
Who I Am and What I Want, 2005,
7mn23
Les traits incisifs de ses dessins nous plongent dans un univers empreint
d’humour noir et de sarcasmes. Ses travaux constituent une approche
du quotidien, mais ils sont aussi l’expression d’angoisses
et d’obsessions. |
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Abdelkader
BENCHAMMA (dessins) &
Celine BAILLY (animation)
Don’t Leave home, 2006,
8 min
Film de quelques minutes ou l’on retrouve les personnages perdus
de Benchamma. A, pris dans des evenements improbables, aspirés
sans fin, flottant au milieu de leurs quotidiens, qui ne se résument
finalement qu’à quelques objets
accompagnant les personnages pour toujours... Marcel khan. |
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