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SEANCES
mercredi 25 janvier à 18h30
vendredi 27 janvier à 18h30
samedi 28 janvier à 21h
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ETERNAL SUNSHINE OF THE SOPTLESS MIND
de Michel Gondry
USA, 2004, 1h48, VOSTF
avec Jim Carey, Kate Winslet, Kirsten Dunst, Mark Ruffalo, Elijah Wood,
Tom Wilkinson, Thomas Jay Ryan
Ne voyant plus que les mauvais côtés de leur histoire d'amour,
Clementine a fait effacer de sa mémoire toutes images et faits
relatifs à Joel. Ce dernier décide d'en faire autant.
Le procédé Lacuna mis en route, les souvenirs comment
à défiler dans la tête de Joel, des plus récents
aux plus anciens, et s'envolent un à un, à jamais...
« Le cinéma américain ne vous surprend plus ? Réjouissez-vous.
Une fiction intitulée « Eternal Sunshine of the Spotless
Mind » vient exciter nos neurones. Malgré son titre énigmatique,
ce film ne joue pas la carte de l'underground élitiste. Cérébral
? Certes. Mais l'ambition, ici, ne contredit jamais la fantaisie. L'histoire
? Celle d'un homme, Joel, qui se réveille, un matin, assailli
par d'étranges soubresauts intérieurs. Joel se lève,
s'habille, se dirige vers une gare pour rejoindre son travail. Il rebrousse
chemin. Et le film avec lui. La chronologie déraille. Bref, progressivement,
l'invraisemblable impose ses lois. Voici Clementine, une jeune femme
que Joel est convaincu d'avoir déjà vue. Elle ne se souvient
de rien. Et pour cause. Grâce au procédé «
Lacuna », Clementine a effacé de son cerveau les traces
de son passé. Amnésie volontaire. Joel a-t-il subi le
même sort ? Cet homme et cette femme ont-ils une vie commune derrière
eux ? Que reste-t-il de leur amour ? Evidemment, il convient de ne pas
en raconter plus.... Aux commandes de ce projet, Charlie Kaufman - scénariste
- de la part de qui on peut s'attendre à tout. Auteur, pour Spike
Jonze, de deux films délirants (« Dans la peau de John
Malkovich » et « Adaptation »), il a aussi écrit
la première oeuvre en tant que réalisateur de George Clooney
: « Confessions d'un homme dangereux ». Derrière
la caméra : Michel Gondry. Star de la vidéo musicale et
du spot publicitaire dans les années 90 et déjà
réalisateur d'un long-métrage (« Human Nature »,
scénarisé par... Charlie Kaufman), Gondry démontre
la richesse de son invention stylistique. On ne s'étonnera pas
de retrouver dans ce film des comédiens qui aiment fureter hors
des sentiers battus. Kate Winslet (Clementine) aurait pu surfer sur
les vagues des blockbusters après « Titanic ». Elle
a préféré prendre des risques. Et ses rôles
chez Jane Campion (« Holy Smoke ») et Philip Kaufman («
Quills ») ont prouvé combien son énergie mélancolique
était un atout. Mais le plus surprenant reste Jim Carrey. Corps
élastique, mimiques effarées, incarnant comme personne
la sidération, l'acteur trouve ici, après « The
Truman Show » (Peter Weir) et « Man on the Moon »
(Milos Forman), le troisième rôle fondamental de sa filmographie.
Le cinéma américain ne vous surprend plus ? Oubliez vos
certitudes... »
Olivier De Bruyn, Le Point
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