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SEANCES
mercredi 24 janvier à 21h
samedi 27 janvier à 22h
lundi 29 janvier à 18h30
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DARK WATER
(HONOGURAI MIZU NO SOKO KARA)
de Hideo Nakata
Japon, 2001, 1h41, VOSTF, interdit -12 ans
Avec
Hitomi Kuroki, Rio Kanno, Mirei Oguchi
Yoshimi vient de divorcer. Elle élève seule, dans des conditions
difficiles, Ikuko, sa fille âgée de six ans. Pour améliorer
leur quotidien, elle décide d'emménager dans un appartement plus
grand. Mais une fois sur place, les lieux se révèlent insalubres.
Des bruits étranges retentissent à l'étage supérieur.
Puis, du plafond, commence à tomber de l'eau, qui, lentement, envahit
le domicile. Chaque goutte devient alors une bombe destinée à faire
voler en éclats la vie fragile de Yoshimi. Peu à peu, l'horreur
s'installe. Et à mesure que l'existence de Yoshimi se dégrade,
ses pires cauchemars prennent forme.
« Si l'on veut bien considérer, mais tout le monde est
désormais d'accord sur ce point, puisque même les américains
confirment par remakes interposés, que le meilleur de l'horreur au cinéma
depuis dix ou quinze ans vient du Japon… Si l'on veut bien considérer
que tout commença, il y a maintenant quinze ans, avec Tetsuo I de Shinya
Tsukamoto, et se confirma avec Ring et son formidable triomphe public et commercial
(…)… Alors, on peut dire, sans trop de risques de se tromper,
que Dark Water d'Hideo Nakata, l'auteur de Ring justement, est le "tombeau
du genre". Sa perfection, son classicisme, son jusqu'au-boutisme tranquille,
sa sidérante économie d'effets spéciaux high-tech, sa
vision théorique et pratique de ce que les films d'horreur véhiculent
vraiment et de ce qui en eux, au fond, nous touche, en sont autant de preuves éclatantes.
On ne va pourtant pas refaire ici l'histoire. (…) Dès le début,
dans ses déclarations, Nakata ne s'est pas du tout situé comme
un amateur d'horreur ou un fan de cinéma d'épouvante, au contraire
: à chaque fois il martèle qu'il n'aime pas spécialement
le cinéma fantastique. Il ne s'est abreuvé du "genre" qu'au
moment de réaliser Ring, pour "savoir comment on faisait".
(…)"Au moment de la production de Dark Water, dans la profession
tout le monde affirmait qu'au Japon le boom du film d'horreur était
déjà passé", raconte Takashige Ichinose. "C'était
vrai. Mais cela ne m'inquiétait pas, car Dark Water n'est pas un simple
film d'épouvante. C'est tout autant un drame intimiste qu'une chronique
désabusée rendant compte d'une certaine réalité de
la société japonaise. D'autre part, les modes n'ont jamais eu
de prises véritables sur le succès des films vraiment bons. La
mode est une catharsis pour les projets médiocres. La saga Ring a eu,
avant Scream, les qualités nécessaires pour créer une
mode. Mais le genre du kwaiden eiga existait et avait déjà été populaire
il y a plus de 30 ans. Ring a ranimé la flamme. Même si cette
dernière a perdu de sa superbe, cela n'atteint pas un long-métrage
comme Dark Water, qui pour moi entre dans la catégorie des films d'auteurs.
Hideo Nakata a passé plusieurs nuits blanches pour trouver l'équilibre
parfait entre un long-métrage authentiquement angoissant et profondément émouvant.
Ce mariage est, sur la pellicule, vraiment rare. C'est ce qui m'a convaincu
de produire le film." » Notes du distributeur
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