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SEANCES
Vendredi 19 janvier à 18h30
Samedi 20 janvier à 20h30
Dimanche 21 janvier à 20h30
Mardi 23 janvier à 20h30
RÉÉDITION
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LE
REBELLE
(THE FOUNTAINHEAD)
de
King Vidor
USA,
1949, 1h54, VOSTF
Avec
Gary Cooper, Raymond Massey, Patricia Neal, Kent Smith
La carrière tumultueuse d’un jeune architecte génial et visionnaire
qui refuse la moindre compromission avec ses commanditaires. Film d’amour
fou, biographie romancée de Frank Lloyd Wright, document saisissant sur
le monde de la presse et de l’architecture, Le Rebelle est sans aucun doute
le film le plus surprenant de King Vidor.
« Adapté très librement du beau roman
d’Ayn Rand, lui-même adaptation très romancée
de la vie du génial architecte Frank Lloyd Wright. Film tout
aussi génial et puissant, exaltation de la flamme qui brûle
en tout véritable créateur, cet albatros que ses ailes
empêchent – parfois – de marcher. Seul Gary Cooper,
au regard à la fois lucide et triste, pouvait interpréter
ce rôle. »
Alain Paucard
« Le Rebelle de King Vidor (The Foutainhead,
1949), d’après le roman d’Ayn Rand, est sans doute
le plus célèbre des films hollywoodiens qui traitent
de l’architecture. La caractérisation du personnage
principal, qui a les traits de Gary Cooper, s’inspire, on le
sait, de la biographie, de l’esthétique et de la "philosophie" de
Frank Lloyd Wright. À ses spectateurs, Le Rebelle propose
un double paradoxe. D’abord, Vidor, naguère chantre
du "common man", y exalte un individualisme radical qu’on
a pu qualifier de "fasciste" ; d’autre part, l’architecture
montrée dans le film, au lieu d’évoquer celle
qu’on associe habituellement à Wright (les lignes horizontales
caractéristiques de l’École de la Prairie), fait
plutôt songer au modernisme lui aussi radical de Mies van der
Rohe et appartient à l’iconographie traditionnelle du
gratte-ciel et à son symbolisme humoristique (Stieglitz, The
City of Ambition). À y réfléchir, pourtant,
ces contradictions ont valeur de symptôme et apparaissent comme
définitoires du mouvement transcendantaliste américain,
cadre idéologique de l’architecture de Frank Lloyd Wright
comme de l’oeuvre cinématographique, immense et méconnue,
de King Vidor. »
Jean-Loup Bourget (ENS), professeur à l’École normale
supérieure et critique à la revue Positif
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