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SEANCE UNIQUE
Dimanche 21 janvier à 18h30
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L'HOMME
D'ARAN
de Robert J. Flaherty
Grande-Bretagne, 1934, 1h20, VOSTF
Colman, sa femme et leur fils vivent à Inshmore, la plus grande des îles
d'Aran. L'endroit n'est qu'un amas de rochers sans végétation ni
sol. Pour faire pousser quelques pommes de terre, il faut "fabriquer" le
terrain. L'unique autre moyen de survie est la pêche au requin, au cours
de laquelle un bateau se fracasse sur les rochers. Le combat de l’homme
face à la nature a inspiré à Flaherty des images d’une
beauté et d’un lyrisme renversants, et dont le modernisme demeure
saisissant plus d’un demi-siècle après.
« Du bord d’une falaise, un gamin jette une
ligne à la mer, la laisse se dérouler, puis se place en position
d’attente. Ses gestes sont appliqués. Pas comme ceux d’un
acteur qui mime une action, mais comme ceux d’un enfant qui joue pour lui-même.
Cette différence fait tout le prix de L’Homme d’Aran,
faux documentaire et vrai grand film que Robert Flaherty réalisa de 1932 à 1934
sur Inishmore, la plus grande des trois îles qui forment l’archipel
d’Aran. au large des côtes ouest de l’Irlande. Faux documentaire,
parce que la famille dont il décrit l’existence n’est pas
une vraie famille, que ses faits et gestes sont mimés pour la caméra,
parce que si la tempête qui secoue la dernière séquence est,
bien sûr, réelle, il y avait déjà longtemps que les
habitants d’Aran avaient cessé de chasser le requin au harpon. Vrai
grand film, parce que le combat de l’homme face à la nature a inspiré à Flaherty
des images d’une beauté et d’un lyrisme renversants, et dont
le modernisme demeure saisissant plus d’un demi-siècle après. »
Les Films du Paradoxe
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