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SEANCES
mercredi 31 janvier à
18h30
jeudi 1er février à 20h30
samedi 3 février à 22h
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KAÏRO
de Kiyoshi Kurosawa
Japon, 2001, 2h, VOSTF
Avec
Haruhiko Kato, Kumiko Aso, Koyuki
Une mystérieuse épidémie semble ravager Tokyo et peut-être
le pays tout entier. Toutes les personnes ayant été au contact
d’images vidéos à l’origine inconnue meurent sans raison
apparente, leurs corps s’évanouissant ensuite dans l’air.
Deux jeunes gens, dont des amis furent parmi les premières victimes, enquêtent.
« Passé sa mise en place, le récit évacue
toute péripétie. L’image n’est plus subordonnée à l’histoire,
elle en est l’origine même et la fait évoluer. Ainsi les visions
s’enchaînent. Elles se succèdent à un rythme rendu
hypnotique par la récurrence des couleurs et des formes. Les corps s’effritent,
le brouillard s’étend et la mort prend de l’ampleur. La force
de la mise en scène est de rendre logique ces disparitions. Après
avoir extrait toute substance des personnages au contact d’une technologie
lisse et hostile, après avoir effacé en eux les dernières
traces d’individualité, leur dissolution semble inéluctable,
programmée. Les êtres sortent du champ, laissant derrière
eux une ombre qui vient en renforcer la vacuité. Si ce film obsédé par
le néant est peut-être une métaphore de la morbidité de
la communication, il constitue surtout une longue mélopée dont
les voix tentent de combler le vide ambiant. Les signes s’y délitent,
deviennent points pris dans l’infini de l’espace ou lignes de plus
en plus restreintes et qui, malgré tout, résistent pour continuer à remplir
le cadre, à lui insuffler de la vie. Car si la dimension visionnaire du
film produit des magnifiques tableaux touchés par le doigt de la mort,
elle en est aussi la part régénératrice. L’imagination
et l’invention formelle ouvrent la voie du salut et de la renaissance.
Elles haussent Kaïro au niveau du requiem, du chant dédié aux
morts par les vivants. »
M. Merlet
« Les fantômes
japonais, vaste sujet. Dans ce film, Kiyoshi Kurosawa traite des fantômes
dans un univers high-tech. Ils utilisent les nouveaux supports de communication
pour prendre la vie. Sujet intéressant. À la différence
des films de fantômes traditionnels et de même que Ring, ceux-ci
apparaissent dans le quotidien des japonais en pleine ville. On y verra Tokyo
totalement déserté, rare ! L'ambiance lourde, pesante, les personnages
sans vie, pas vraiment dynamique, donne à ce film une atmosphère
de film d'horreur, de terreur ! (…) Mais l'approche du film
que nous avons en bon Français est intéressante car celle-ci
est totalement ou presque différente de l'explication de l'auteur
sur son film. Nous y voyons un film d'horreur ! Lui, une vision de la
vie d'aujourd'hui en rapport aux "otaku", c'est-à-dire
la génération informatique. On y voit des fantômes,
lui, la mort que nous avons tendance à mettre de côté trop
souvent. L'auteur a souhaité faire prendre conscience que l'informatique
et Internet ont une fâcheuse tendance à nous éduquer
dans un monde irréel, ce qui n'empêche, que dans ce monde,
la mort aussi y est présente ! »
Cinéasie
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