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SEANCES
jeudi 24 janvier à 20h45
samedi 26 janvier à 16h30
dimanche 27 janvier à 21h
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LE
CHRIST S'EST ARRÊTÉ À EBOLI
(CRISTO SI È FERMATO A EBOLI)
de Francesco Rosi
France-Italie, 1979, 2h25, VOSTF, d’après Carlo Levi
avec Gian Maria Volonte, Paolo Bonacelli, Alain Cuny
Sous Mussolini, un intellectuel est exilé dans un village du sud de
l'Italie, Eboli. Il y découvre la pauvreté et la réalité quotidienne
des paysans... De façon simple et pudique, le cinéaste oppose une région
rurale, aride et sauvage où, comme le dit le dicton, « même le Christ
n’est jamais arrivé », à un intellectuel de Turin qui cherche à nouer
un lien avec la population locale. Renforcé par le jeu inégalé de Gian
Maria Volonté, Le Christ s’est arrêté à Eboli est une oeuvre
lyrique, délicate et saisissante de vérité.
"Bien que la référence au sous-développement
de l’Italie au sous-développement de l’Italie méridionale actuelle
soit flagrante, Rosi apporte tout son soin à l’évocation implacable
de l’extrême contradiction du fascisme , laissant en friche l’Italie
pour « l’installer » comme
Empire en Afrique. Il épouse d’autre part la médidation de Levi sur
ce qui sépare un intellectuel des paysans et des ouvriers pour lesquels
il entend cependant témoigner : à cet égard, l’écrivain tend un
miroir au cinéaste, malgré la différence des générations. Peu spectaculaire,
à peine dramatique, le film est une transposition réussie, grâce à
l’excellence de la photo et à la parfaite direction d’acteurs quasi
anonymes autour de quelques vedettes bien intégrées à une réflexion
vivante."
G.LD Dictionnaire des films, Larousse
"
En adaptant l’autobiographie
de Carlo Levi, Francesco rosi réalise un chef d’œuvre. Sa narration
dépouillée et rigoureuse, son sens esthétique, sa réflexion politique
se mêlent pour décrire l’exil forcé, en 1935 près d’Eboli, dans le
sud de l’Italie, de ce médecin anti-fasciste. Il filme avec un humanisme
chaleureux la rencontre du Turinois cultivé (impressionnant Gian-Maria
Volonte) et des paysans frustres. Solidarité et estime trouvent leur
épanouissement dans la rude poésie des espaces désolés, le lyrisme
profond de la campagne aride. A travers la prise de conscience de ce
homme, le cinéaste impose sa vision réaliste d’un sous-prolétariat
rural exploité par une petite-bourgeoisie sensible aux discours mussoliniens."
Gérard
Camy, Télérama
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