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SEANCES
mercredi 16 janvier à 18h30
jeudi 17 janvier à 21h
samedi 19 janvier à 18h30
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DÉTRUIRE
DIT-ELLE
de Marguerite Duras
France, 1969, 1h38,
d’après elle-même
Avec Michael Lonsdale, Daniel Gélin, Catherine Sellers
Dans cet hôtel à l'orée de la forêt, trois clients qui ne se connaissent
pas, silencieux, solitaires : Elisabeth Alione, Max Thor qui la regarde,
et Stein qui regarde Max Thor. Plus tard viendront Alissa Thor, puis
Bernard Alione… Fulgurant comme l'amour, silencieux comme la mort,
grave comme la folie, âpre comme la révolution, magique comme un jeu
sacré, mystérieux comme l'humour, Détruire dit-elle ne ressemble
à rien.
"Duras tente de « situer
le front révolutionnaire dans la vie intérieure ». Glissement
d’un personnage à l’autre, comme lorsque les deux femmes parlent devant
un miroir qui révèle leur ressemblance."
Télérama
" (…)son premier vrai "toute seule" écrit seulement
pour le cinéma. Après l'hôtel des amants d'Evreux, la caméra de Duras
investit un autre lieu à la fois clos et de passage, le parc et le
rez-de-chaussée d'une sorte de maison de repos pour bourgeois dépressifs.
S'y déroule un rituel de séduction doloriste entre le trio classique
échappé de 68 et une femme mariée. Malgré les voix off et un découpage
très influencé par Bresson, Duras peine encore à se défaire du théâtre.
Le dispositif est trop posé, les choses sont très dites ("L'amour,
le désir, c'est devenu pareil", bon) et les comédiens en
font beaucoup. Il faut attendre la dernière séquence pour sentir le
souffle d'une vraie folie, d'un excès singulier. Comme par surprise,
le film se met alors à déconner franchement et devient très drôle.
On est encore au théâtre, mais on s'est rapproché de Guitry, donc du
cinéma. "
Frédéric Bonnaud, Les Inrockuptibles
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