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SEANCES
mercredi 23 janvier à 21h
vendredi 25 janvier à 18h30
samedi 26 janvier à 19h
lundi 28 janvier à 20h30
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DON
QUICHOTTE
de Grigori Kozintsev
URSS, 1957, 1h40,
VOSTF, d’après Miguel de Cervantès
Avec Nikolaï Tcherkassov, Youri Toloubeev
Don Quichotte, gentilhomme sans fortune, est si passionné par les romans
de chevalerie qu’il ne parvient plus à distinguer la réalité de l’imaginaire.
S’identifiant aux héros, il veut lui aussi délivrer les opprimés,
châtier les traîtres et faire le bien... Dans cette version épurée
de Cervantès, Kozintsev a le mérite de la clarté : il filme avec une
lumineuse simplicité.
"Tout
dans ce Don Quichotte soviétique pourrait paraître faux,
et l’âge qu’avoue le film – il date tout de même de 1957 – pourrait
encore accuser davantage ses aspects fabriqués : paysages d’Espagne
restitués en Crimée, décors à la façon du Théâtre, silhouettes
composées sans crainte de l’excès… Pourtant, il arrive que, parfaitement
maîtisé comme ici, l’artifice puisse faire jaillir la plus haute vérité.
Dans ce Don Quichotte, tout de l’œuvre de Cervantès s’entend
clairement. Note après note, se dessine un portrait merveilleusement
juste du héros hidalgo : en vieil imbécile persuadé que la justice
existe encore, en fou à lier qui ne veut pas se laisser lier. L’opposition
dans laquelle il se trouve, face aux blasés et aux dégoûtés de la cour,
est, de même, montré avec la netteté d’un théâtre d’ombres. Pour
ces scènes centrales et aussi le premier plan où apparaît le Quichotte,
grande bringue déglinguée sur le faîte du mur, et qu’on n’avait pas
vu depuis 1965, mérite la plus grande admiration."
Jean lebrun, La Croix
"Loin de la sécheresse glacée du film de Pabst,
tourné en 1934 ,
en Haute –Provence avec Chaliapine, plus éloigné encore des versions
muettes d’avant et d’après la preière guerre moindiale, (notamment
le film danois de Lauritzen avec Doublepatte et Patachon),
le film de Kozintsev est celui d’un penseur et d’un grand artiste.
C’est un cri de révolte, de colère, une recherche constante de la dignité
humaine en lutte contre les forces qui cherchent à l’abaisser. L’interprétation
de Nicolaï Tcherkassov, inoubliable chevalier à la Triste Figure, et
celle, cocasse mais humaine de Y. Toboubeev, en Sancho Pança, ajoutent
beaucoup à cette réussite. Et les paysages de Crimée, photographiés
par Moskvine, ont la dureté brûlante des plateaux espagnols."
Samuel
Lachize, l’Humanité
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