Le Trou (© DR)

SEANCES

Dimanche 19 juin à 21h

CINE CONCERT

LA JETEE


de Chris Marker
France, 1962, 29min, NB

avec Hélène Chatelain, Jacques Ledoux, Jean Negroni

Sur la jetée d’Orly, un jeune garçon est frappé par le visage d’une femme qui voit mourir un homme. Plus tard, après la Troisième Guerre mondiale, les survivants de l’anéantissement nucléaire se terrent dans les abris souterrains. Le seul moyen de la survie passe par le temps. Aussi des savants envoient-ils des émissaires pour que le passé et le futur viennent au secours du présent. Au cours de longs et pénibles voyages, l’homme retrouve cette image qui l’obsède. Il comprend qu’il avait autrefois assisté à sa propre mort.

« Par-delà l’angoisse, la folie, la condamnation hypothétique de la race humaine », ce film devient, ainsi que l’écrit Y. Baby dans Le Monde, « une méditation pathétique sur l’amour et sur la mort, sur le bonheur et sur la paix ». Une œuvre admirable . » (C. Bouniq-Mercier)

« Ce cour-métrage est l’un des plus beaux films du monde. Composé presque uniquement de plans fixes, en noir et blanc, et porté par une bande-son, où alternent voix du narrateur (Chris Marker lui-même), chuchotements inquiétants, cœur battant, musique au lyrisme décanté et chœurs religieux. » (Philippe Roger – Télérama)


Bande originale assurée en Live par BELIKOMI

Invités au Cinématographe pour assurer la bande-son de La Jetée, film de Chris Marker, les 2 activistes de Belikomi ont d’abord évolué indépendamment l’un de l’autre dans des sphères musicales diamétralement opposées. Antoine Bellanger alias belone (ex-MARGO) pilotait son vaisseau dans les aires désertiques de l’electronica popisante tandis que Aymeric Chaslerie alias karikomi (guitariste de ROOM 204) conduisait sa navette dans les lieux sombres et retranchés du rock noise torturé.
Un bel après-midi de printemps 2003, ce qui devait arriver, arriva : la collision se fît et aboutît à la naissance d’un nouveau projet : BELIKOMI. Ce duo navigue désormais, à l’aide de sampler, claviers, guitares et autres petits instruments, dans une « constellation » douce et atmosphérique faite de « kraak » scintillants, un balancement logique entre post rock et electronica.
A suivre…


+ Sélection De Courts Métrages Expérimentaux (Colas Ricard)

LE CERVEAU GRATINE DE PUPILIJA FERVEK
De Karpo Godina
Yougoslavie/ 1971 / 15 min

Cinq jeunes hommes – des artistes d’avant-garde slovènes – se tiennent debout dans la mer. Une jeune fille se balance.
Ce film a été interdit car il représentait « la décadence du film d’art».

CUP/SAUCER/TWO DANCERS/RADIO
De Jonas A. Mekas
USA / 1965-1983/ 23 min
Interprètes : Kenneth King, Phoebe Neville

« Phoebe Neville, vêtue d’un soutien-gorge et d’une guêpière, avec bigoudis et hauts talons, traverse le plateau, une radio rivée à l’oreille. King, habillé en sous-vêtements et cravate noire, fait des exercices. Une voix off explique la structure de la danse. Ils s’embrassent sans émotion et caressent mécaniquement leurs corps, tandis que des chansons de rock’n’roll commentent ironiquement leurs actions.
Mekas transforme cet enregistrement-clé de danse post-moderne en un film extraordinaire. Il passe du sucré au cru et le cadrage sert de si près les fragments de corps et les objets, que le spectateur est obligé d’imaginer la totalité de la danse en assemblant ces fragments, images de l’aliénation humaine . »(Sally Banes, The Village Voice, 18/11/83, NY)

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