Le Trou (© DR)

SEANCES

Dimanche 8 juin à 18h30

LE TROU

de Jean Becker
France-Italie, 1960, 1h23, NB

avec Michel Constantin, Jean Kéraudy, Philippe Leroy-Beaulieu, Raymond Meunier, Marc Michel

La prison de la Santé, à Paris, en 1947. Claude Gaspard, accusé d‘avoir tenté de tuer sa femme, est enfermé dans une cellule où se trouvent déjà quatre hommes qui préparent leur évasion. Son arrivée leur déplaît. Ils sont pourtant obligés de le mettre dans le coup.

« Chaque détail, chaque geste porte son poids de vérité et nous voyons, étape par étape, les techniques utilisées pour préparer l’évasion. Jacques Becker s’est également attaché aux comportements humains, à la psychologie, et le thème de l’amitié virile, chère à Giovanni, est traité ici sans romanesque. Le réalisateur, malade, travailla avec passion sur ce film, qui devait être son dernier. Il mourut en février 1960, juste avant la sortie. La mise en scène est d’une simplicité et d’une rigueur étonnante ; le montage est un véritable élément de l’écriture cinématographique, et les images de Ghislain Cloquet rendent avec justesse l’atmosphère de l’univers carcéral. Un chef d’œuvre. » (Jacques Siclier – Télérama)

« Godard disait récemment que le cinéma français n’avait jamais eu qu’un sujet, à savoir le prisonnier. S’il en est ainsi, Le Trou est un film unique. La vision de Becker n’est en effet ni celle de Renoir (cinéaste de l’évasion), ni celle de Bresson (cinéaste de la libération). Seul peut-être Becker approche de l’idéal de liberté. Moment inoubliable de la Santé vue du couvercle soulevé d’une bouche d’égout : liberté comme ce qui ne peut être qu’une bouffée » ( Serge Daney, Trafic)

« Ce lien du (temps)et de la liberté a une dimension vraiment dramatique dans le Trou parce que tout, la cellule, le milieu, l’enfermement, l’idée de départ, de liberté, y est traité dans son sens propre. Parce que c’est le dernier film de Becker, qui est mort après en avoir fini le montage. »
(Laurence Giavarini, Cahiers du Cinéma n°454)

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