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SEANCES
mercredi 5 juillet à 21h
vendredi 7 juillet à 20h
samedi 8 juillet à 20h
dimanche 9 juillet à 19h
mercredi 12 juillet à 21h
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LA STRADA
de Federico Fellini
Italie, 1954, 1h34, VOSTF
Avec Richard Basehart, Anthony Quinn, Aldo Silvani, Giulietta Masina
Gelsomina, une jeune femme naïve et généreuse,
a été vendue par sa mère à un bateleur de
foire brutal et obtus, Zampano, qui accomplit un numéro de briseur
de chaînes sur les places publiques. A bord d'un étrange
équipage - une moto à trois roues aménagée
en roulotte - le couple sillonne les routes d'Italie, menant la rude
et triste vie des forains.
C'est par ce film insolite que Federico Fellini se fit connaître
en France. Il avait déjà réalisé Les Feux
du music-hall (en collaboration avec Alberto Lattuada), Courrier du
cœur, Les Vitelloni et un sketch ("Agence matrimoniale")
du film L'amour à la ville. Au départ, pourtant, aucun
distributeur ne voulait prendre en charge La Strada, œuvre considérée
comme trop éloignée des conventions dramatiques traditionnelles.
Un miracle se produisit : la critique et le public se retrouvèrent
unanimement élogieux. On qualifia Giulietta Masina de "Charlot
féminin".
« Gelsomina et Le Fou, écrivit André Bazin,
entraînent autour d'eux un "aura" de merveilleux qui
déroute et irrite Zampano. Mais ce merveilleux n'est ni surnaturel,
ni gratuit ni même "poétique", il apparaît
comme une qualité possible de la nature. » Quant à
Jean de Baroncelli, il affirmait : « La Strada est comme une transfiguration
du néo-réalisme. Tout y est quotidien, familier, parfaitement
plausible. Cette histoire de saltimbanque à l'apparence d'un
fait-divers, pourtant nous sommes aux confins de l'étrange, sinon
du fantastique. » Pour Geneviève Agel (in "Les chemins
de Fellini"), quatre scènes (la procession, la découverte
de l'enfant malade, l'hébergement au couvent et la mort du Fou)
sont les quatre jalons qui marquent « la procession spirituelle
de la jeune femme ».
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