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SEANCES
mardi 20 juin à 21h
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ONE + ONE
de Jean-Luc Godard
France, 1968, 1h49
Avec les Rolling Stones (Mick Jagger, Keith Richards, Brian Jones, Charlie
Watts, Bill Wyman), Anne Wiazemsky, Iain Quarrier, Frankie Dymon, Bernard
Boston, Sean Lynch, Danny Daniels Clifton, Jones, Ilario Pedro, Roy
Stewar
Jean-Luc Godard filme des scènes de contestations politiques
avec des membres des Black Panthers, montées en parallèle
avec des séances d'enregistrement des Rolling Stones. Il suit
en particulier la création de la chanson Sympathy for the Devil,
coupées par des scènes de révolution à l’extérieur
du studio. En dépassant les limites du genre par un montage original,
Godard restitue les réalités de la composition de la musique
rock et permet ainsi d’approcher la musique au travail, en pleine
création. La veine militante est aussi un des fils conducteurs
de ce film-puzzle, montrant les liens entre création artistique
et utopie sociale.
«Avec One + One, c’est la première fois que Godard
aborde la musique autrement que comme illustration, accompagnement et
soulignement d’un propos à dominante visuelle, dans le
style d’Hollywood. Isoler en une série autonome l’espace
de la musique restitue au spectateur sa faculté d’auditeur,
à la musique la propriété d’être entendue
sans le filtre d’un divertissement visuel, au cinéaste
la possibilité d’en décomposer les différentes
phases de production dans l’arsenal des moyens de la mise en scène.
Filmer la musique, c’est en filmer le travail, la fabrication,
les répétitions et le temps que ça prend (le rythme),
dans un auditorium et non en concert public. »
Yann Lardeau, Les
Cahiers du Cinéma, 1982.
« Godard capte une radicalité typiquement anglo-saxonne
les Black Panthers, et une violence insurrectionnelle dont les Stones
sont les vecteurs. Londres est alors une ville en pleine ébullition,
c’est l’une des capitales de la contre-culture. One + One
est le film qui saisit le mieux cette fièvre ambiante. Godard
est le grand cinéaste dadaïste, en perpétuelle remise
en question formelle, autant génératrice d’énergie
que de destruction. Il s’est toujours efforcé de rapprocher
le cinéma des arts plastiques et sa route a aussi croisé
celle du rock. »
Olivier Assayas, Télérama,
mars 2004.
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